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L'Algérie du renouveau dans la place!
FESTIVAL DU FILM ARABE DE FAMECK - VAL DE FENSCH
Publié dans L'Expression le 25 - 09 - 2017

La 28e édition de cette manifestation aura lieu du 4 au 16 octobre 2017. Elle accueillera comme invité d'honneur le comédien, poète et humoriste Fellag, et comme président du jury le comédien Slimane Dazi.
Le Festival du film arabe de Fameck, Val de Fensch (France), est né de la rencontre entre un groupe de jeunes adolescents, passionnés de cinéma et un prêtre ouvrier nommé Mario Giubilei, animateur du centre. D'abord local et modeste, le festival a aujourd'hui non seulement pris de l'ampleur, mais est devenu l'un des rendez-vous majeurs de la rentrée culturelle dans la région. Il propose plus de 50 films dont beaucoup inédits ou en avant-première, avec pour objectif de promouvoir une cinématographie émergente. La programmation regroupe plus de 110 projections sur 10 jours, pour quelque 15 000 festivaliers représentant de nombreux pays arabes: Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Mauritanie, Syrie, Palestine, Irak, Yémen, Liban... Tous les films sont projetés en version originale sous-titrée français. Le festival propose une programmation riche et variée avec des genres, écritures et mises en scène diversifiée qui représentent les productions actuelles du Monde arabe. «L'événement vise à apporter diverses approches des sociétés arabes et à illustrer, à travers les films proposés, la richesse et la diversité de la culture arabe et cela d'une manière différente de celle que peuvent proposer les médias. Les préoccupations des pays arabes servent souvent de toile de fond aux thèmes de leur cinéma: lutte pour l'existence du pays, problèmes religieux, difficultés de la vie quotidienne, difficultés sociales ou économiques, problème du statut de la femme, déchirement entre modernité européenne et tradition... L'importance de ces sujets serait certes une raison suffisante pour s'intéresser à ces films, mais la manière dont chaque cinéaste les réalise leur apporte en sus une dimension artistique toute particulière», peut-on lire dans le dossier de presse. Et de rajouter: «Tremplin pour les jeunes réalisateurs, la catégorie court métrages offre la possibilité à des cinéastes de s'exprimer à travers des oeuvres percutantes, décalées ou singulières. Soirée des associations, soirée comédies, ciné-goûters ou encore ciné-petit déj, de nombreuses formules sont proposées pour accueillir les publics tout au long du festival.» Cette année, le cinéma algérien est à l'honneur, celui, souligne-t-on, de «la génération du renouveau». En effet la 28e édition du Festival du film arabe de Fameck 2017 aura comme pays invité «l'Algérie, nation où une nouvelle génération de cinéastes se bat pour faire renaître le cinéma algérien, autrefois célèbre». Présidé par l'acteur Slimane Dazi, le jury long métrage comprendra notamment l'écrivain algérien Abdelkader Djemai et le réalisateur algérien Karim Traidia. Les films en compétition pour le Grand Prix sont L'étoile d'Alger de Rachid Benhadj, Le puits de Lotfi Bouchouchi, Pluie de sueur de Hakim Belabès du Maroc et enfin Withered Green du réalisateur égyptien indépendant, Mohammad Hammed.
Cinéma new generation
Les films en compétition pour le Prix de la Presse sont En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui, ainsi que les longs métrages tunisiens, en force cette année, Corps étranger de Raja Amari, La belle et la meute de Kawther Benhania et Fleurs d'Alep de Rida Bahi. Présidé par Ahmed Bedjaoui producteur et critique de cinéma-spécialiste du cinéma algérien, le jury dans la catégorie documentaire pourra apprécier notamment Algérie du possible de Viviane Candas. le film suit le parcours d'Yves Mathieu, né à Annaba, anticolonialiste en Afrique noire puis avocat du FLN. Autre documentaire en compétition Le fils étranger, réalisé par Abdallah Badis. Concernant Cela a lieu en Algérie, il s'agit d'un homme de la cinquantaine qui retrouve son pays de naissance qu'il n'a plus revu depuis des décennies. Sa soeur qui a grandi en France avec lui l'y attend. Le chemin qui mène à elle est tortueux, elle l'a tracé pour lui. Partout où il passe, la nature se dévoile à lui en même temps que le passé de cette terre. Tes cheveux démêlés cachent une guerre de 7 ans est pour sa part, un film de Fatima Sissani. Rien ne prédestinait Eveline Safit Lavalette, qui appartenait à la bourgeoisie coloniale vivant en Algérie depuis trois générations, à rejoindre le FLN (Front de Libération nationale) dans la lutte armée. C'est la découverte d'une femme libre et sans concession, d'une droiture exemplaire qui ne plaisante pas avec l'Histoire, l'engagement et la politique. Il y a aussi sa grande générosité, celle avec laquelle elle a adopté à bras-le-corps, instinctivement, sans réserve, le combat pour l'indépendance de l'Algérie. Côté court métrage, l'Algérie est aussi présente en force sous différents aspects. Amel Blidi concourt avec son court métrage A l'ombre des mots. Dans un café des sourds-muets d'Alger, des hommes vivent et travaillent au rythme d'une chorégraphie des corps dans laquelle ils se sentent bien. Celui qui brûle de Slimane Bounia avec Sabrina Ouazani entre autres, est une fable qui se révèle à travers le parcours d'un mérou, véritable fil conducteur de cette grande traversée de la Méditerranée, qui débutera dans les montagnes de Kabylie, pour atterrir, flambé, dans les cuisines d'un grand chef lyonnais. Collision est un film de Benmokhtar Fethi, basé sur la narration non linéaire. (France). Le film nous présente des éléments réels, sur la situation actuelle de la ville d'Oran. Des éléments sur la vie et la mort dans la ville à travers son histoire, son identité, sa religion et son entourage naturel. Le film contient trois chapitres. Le premier chapitre est dédié aux martyrs de la révolution, raconté par la grand-mère. Le deuxième chapitre est dédié aux victimes de la décennie noire, raconté par la mère. Le troisième chapitre, dédié à la relation des habitants avec leur ville, et au cycle de vie de la nature est raconté par la fille. Entre les chambres de Merouane Boudiab (Algérie) raconte l'histoire de Anis qui se réfugie dans une chambre d'hôtel pour tenter de mettre fin à ses jours. Soudainement, une femme entre par effraction et perturbe ses plans. Elle essaie de l'empêcher de commettre l'irréparable, mais Anis lui fait une proposition inattendue... La reine des fourmis de Leila Artese (Algérie) aborde quant à elle l'histoire de Amel, une fillette de 10 ans, qui vit avec sa grande soeur Fatma et sa grand-mère. La dure réalité du quotidien où chaque jour elle doit réinventer son univers pour fuir les tabous qu'on lui impose. Son rêve est de se transformer en reine des fourmis pour avoir la liberté de choisir son destin. Le chant des vagues de Karim Benhadj (Algérie) raconte l'histoire de Fatima, une jeune Algérienne, qui subit la violence de son mari et l'oppression de la société qui l'entoure. Le court métrage s'ouvre sur une femme habillée d'un voile intégral qui regarde les vagues se briser sur les rochers. Les vagues sont à l'image de cette femme, brisée, par son mari, par la société. Une histoire de souffrances très bien construite. L'horizon ne s'arrête pas à la Courneuve de Dalila Choukri (France) évoque pour sa part, la vie de Bouka, c'est son surnom du Sahara et aussi son nom d'artiste. Elle s'est mise à peindre un matin, il y a presque quatre ans, alors qu'elle rangeait son placard dans lequel traînaient de vieux tubes de gouache et des pinceaux inutilisés par ses enfants. Trois fils qu'elle va élever seule dans le «monstre» qui lui sert de toit, la tour Debussy du 93 vouée à la destruction. L'Algérie, les dunes du Sahara et son silence enchanteur, c'est son Autre chez elle. Sa base, ses racines. L'horizon ne s'arrête pas à la Courneuve! clame-telle en retournant sur ses pas, fil conducteur de ses toiles. Enfin, Terrain vague de Latifa Saïd (France) prend racine dans une banlieue éloignée d'une grande ville. Omar, un ouvrier maghrébin, est mal à l'aise avec les femmes. Ambivalent, autant il est fasciné par elles, autant elles lui font peur. Lorsqu'il rencontre Rita, une prostituée, il tente de dépasser ses complexes en découvrant sa sexualité.
Des films et des regards
L'Algérie est aussi omniprésente dans les films en compétition pour le Prix du jury Jeunes à travers notamment A mon âge, je me cache pour fumer de Rayhana et Timgad de Fabrice Benchaouche. Aussi, nous retrouvons le film Le Patio de Sid Ali Mazif dans la section compétition pour le Prix du public. S'agissant des films hors compétition, l'Algérie se taille une belle place avec Chronique de mon village de Karim Traidia et Le crépuscule des ombres de Lakhdar Mohamed Hamina (Ce dernier animera un master class) et Monsieur Lazahr de Philippe Falardeau avec Fellag. Côté courts métrages on retrouvera les films d'animation rassemblés en un seul film à savoir Tales of Africa. Une réalisation chorale de Jérémie Nsingi, Wakili Adehane, Louiza Beskri, Nabaloum Boureima, Narcisse Youmbi, Ismael Diallo et Abib Cissé. Aussi, des rencontres autour du cinéma algérien sont organisées. Mohamed Bensaleh fera un état des lieux du cinéma algérien entre bilan et perspectives tandis que la romancière et doctorante Selma Guettaf parlera pour sa part de la nouvelle génération de cinéastes algériens. Le rôle des festivals comme moyen de diffusion sera abordé notamment par un représentant de l'Association Project'heurs de Béjaïa. Les Cahiers du cinéma ont consacré un dossier spécial «Où va le cinéma algérien?». Pour cette édition, le critique Thierry Méranger accompagnera deux films de la sélection: En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui et Le Puits de Lofti Bouchouchi. En somme un très riche programme!


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