L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, menacé de prison, a affirmé mercredi être sous le coup d'un "pacte diabolique" visant à l'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle de 2018. Mardi soir, le tribunal chargé de juger en appel la condamnation de Lula à près de dix ans de prison pour corruption a fixé la date de sa décision au 24 janvier. "Le vrai crime commis dans ce pays, c'est le pacte diabolique entre le parquet, la police fédérale et la presse", a scandé l'icône de la gauche lors d'un discours à Brasilia, en présence de nombreux élus du Parti des Travailleurs (PT), qu'il a fondé en 1989. Selon lui, l'objectif de ce "pacte" est "d'empêcher que le PT fasse son retour au pouvoir".