«On ne trouve aucune explication, rien n'explique cet enlèvement, d'autant plus que nous avons des liens de fraternité avec le peuple Irakien», a déclaré M.Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat et représentant personnel du chef de l'Etat, M.Abdelaziz Bouteflika, en réaction à l'enlèvement jeudi dernier des deux diplomates algériens. M.Belkhadem, parlant au nom de l'Algérie, a condamné sévèrement l'enlèvement en soulignant que notre pays a toujours soutenu l'intégrité de l'Irak avec lequel l'Algérie a toujours entretenu des relations exemplaires. «C'est un étonnement doublé d'une condamnation sévère», a ajouté le représentant personnel du président de la République. Il y a lieu de signaler qu'une cellule de crise a été mise en place jeudi au ministère des Affaires étrangères à Alger pour suivre minute par minute le fil des évènements. Par ailleurs, le rassemblement national démocratique (RND) a été le premier parti politique algérien à réagir à l'enlèvement des deux diplomates Ali Belaroussi et Azzedine Belkadi. «Le RND condamne vigoureusement l'enlèvement, jeudi à Bagdad, de deux diplomates algériens et exige leur libération», a souligné hier, M.Ahmed Ouyahia secrétaire général du RND et chef du gouvernement. Intervenant au cours d'une conférence de presse, animée au marge du conseil national de ce parti, M.Ouyahia fera appel à «toutes les forces afin de s'unir autour de l'Etat algérien» en expliquant que «la vie de deux compatriotes est en danger». Le premier responsable du RND a tenu à ajouter que «le bon sens et la raison recommandent de se passer de commentaires et de ne pas surenchérir, mais de laisser se faire le droit qui doit se faire». Pour sa part, l'UDR s'est dit «indigné par cet acte criminel» avant d'ajouter que les militants du parti n'en comprennent pas les motivations, d'autant plus que l'Algérie n'a jamais retiré sa représentation diplomatique en Irak et qu'elle s'est toujours tenue auprès du peuple irakien dont elle n‘a de cesse de défendre les intérêts. Le parti de Benyounès appelle à la mobilisation permanente de toute la collectivité nationale jusqu'à la libération des otages. Par ailleurs, dans un communiqué similaire, le Mouvement de la société pour la paix, tout en condamnant «les auteurs de ce rapt et ceux qui sont derrière eux» annonce la mise en place d'une cellule de crise au profit des familles des deux diplomates enlevés. Il faut noter qu'aucune revendication n'a été formulée pas les «ravisseurs».