Selon des médias, 250 militaires français auraient été déployés dans des localités sous le contrôle des FDS dans le nord de la Syrie, telles que Kobané, Raqqa et Deir ez-Zor. Des militaires français ont été aperçus près de la ville syrienne de Manbij, a rapporté hier l'agence Sputnik citant des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui affirment que leur présence dans la zone remonte à quelques semaines. Un haut représentant du Conseil militaire de Manbij a confié à l'agence russe Sputnik qu' «il y avait une cinquantaine de militaires français à la limite de Manbij qui étaient récemment venus dans la ville». L'interlocuteur de l'agence russe a ajouté que «ces militaires français s'occupent de la création d'une base militaire dans le nord de Manbij», avant de signaler qu' «Ils (les militaires français) renforcent leur présence dans la région pour prévenir une opération possible des forces armées turques et de troupes de l'Armée syrienne libre (ASL)». L'agence russe, qui a reçu des photos sur la présence militaire française, a rapporté que deux véhicules blindés ont été aperçus près de la rivière Sajour, non loin de Manbij, soulignant que «lors de leurs patrouilles, ils utilisent des véhicules blindés, sur lesquels le drapeau français était visible». Le commandant du Conseil militaire de Manbij, Muhammed Ebu Adil, avait annoncé récemment à Sputnik l'arrivée de troupes françaises dans cette zone et sur leurs patrouilles conjointes avec les Américains. D'après les informations de l'agence russe, ils seraient 250 militaires français qui auraient été déployés dans des localités sous le contrôle des FDS dans le nord de la Syrie, telles que Kobané, Raqqa et Deir ez-Zor. Dans ce contexte, le chef d'état-major français des armées, le général François Lecointre, a confirmé hier la présence en Syrie de forces spéciales françaises, mais sans plus de précision. «Nous conduisons la lutte contre le groupe terroriste Daesh par tous les moyens y compris les forces spéciales», s'est-il contenté de préciser, écartant le retrait des troupes françaises et américaines de la Syrie avant «l'éradication» du groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique» (Daesh/EI). La France était d'habitude extrêmement discrète sur l'usage de ces troupes «spéciales» sur les théâtres d'opérations. Fin avril, le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait révélé que Paris avait récemment envoyé des forces spéciales en renfort en Syrie. Le président américain Donald Trump avait évoqué à plusieurs reprises le départ prochain des troupes américaines déployées en Syrie, tandis que le président Français Emmanuel Macron a appelé à leur maintien. Les autorités syriennes avaient dénoncé à maintes reprises le déploiement et les frappes qu'effectuent les forces de la coalition américaine sur le territoire syrien, alors qu'elles n'avaient pas été mandatées par l'ONU et n'avaient reçues aucune sollicitation du gouvernement syrien.