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Un "placebo" contre les intoxications alimentaires
Publié dans L'Expression le 28 - 06 - 2018

En vacances on se «déconnecte». On se lâche. On part. On s'amuse. C'est le moment qu'a pourtant choisi le ministère du Commerce pour lancer une campagne de sensibilisation. Elle n'aura que l'écho du vide sidéral et...une seule «réussite»...
Top départ. Voici venu le moment de partir en vacances. Reste plus que les résultats du bac à attendre. Les villes et, notamment la capitale, seront alors moins embouteillées. Moins stressantes. Désertées qu'elles seront au profit des plages d'ici et de là-bas. Et c'est lorsque tout le monde aura plié ses bagages, pris la voiture, le bateau, le train ou l'avion pour d'autres cieux que le ministère du Commerce (pas celui de la Santé) compte lancer «en collaboration avec les associations de protection du consommateur... une campagne nationale pour la prévention des intoxications alimentaires». Cette campagne s'articulera autour de «l'organisation de séminaires, d'expositions, de journées portes ouvertes ainsi que l'animation d'émissions de sensibilisation à travers les chaînes radiophoniques et télévisées et la transmission de messages SMS de sensibilisation». Franchement, on se demande comment se sont débrouillés les responsables pour décider de sensibiliser les gens lorsqu'il n'y aura plus personne pour les écouter. Il est vrai que la saison d'été est celle où le risque d'intoxication est le plus élevé. Comme il est vrai que c'est aussi la saison des moustiques. Mais c'est vrai aussi que si l'on ne veut pas être piqué en été il faut s'attaquer aux larves au printemps. Cela s'appelle faire de la prévention. Pour les intoxications alimentaires c'est du pareil au même. C'est toute l'année qu'il faut faire campagne. Avant et après l'été. Mais pas pendant, voyons! Alors nos responsables du commerce tirent l'argument sur le fait que le ministère de la Santé a attiré l'attention que le gros des intoxications a lieu lors des fêtes familiales. On peut y ajouter les restaurants car quand on est en vacances il est clair que c'est là qu'on mange. Les chiffres avancés par le ministère de la Santé ont de quoi «couper» l'appétit. «Le ministère...a enregistré plus de 10 000 cas d'intoxications alimentaires en 2017 et 926 cas au cours des premiers mois de 2018, relevant que 40% des cas surviennent durant les fêtes» a déclaré il y a un peu plus d'une semaine le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, docteur Djamel Fourar. Près de 1 000 cas avant l'été. Qu'en sera-t-il pendant? C'est que le phénomène a tendance à prendre chaque année plus d'ampleur. Toujours selon Fourar, «les intoxications alimentaires ont connu une nette augmentation au cours des dernières années, passant de 3838 cas en 2014 à 5191 en 2015, le même chiffre en 2016, puis plus de 10 000 cas en 2017, prévoyant une hausse significative de ces chiffres en 2018». Donc le problème est de plus en plus grave. Il faut réagir. Vite et bien. Sans confondre vitesse et précipitation. Quelle est cette idée de penser pouvoir capter l'attention des gens lorsqu'ils sont en période de grande mobilité. Même pour les télés c'est la période des plus faibles audiences. C'est pourquoi leurs programmations sont basées essentiellement sur les rediffusions en été. Revenons au fléau lui-même. Les principales causes des intoxications il y a «la rupture de la chaîne de froid, la propreté des ustensiles de cuisine, en plus de l'exposition des repas à l'air» nous dit le docteur Fourar. On voit bien qu'il s'agit de caractéristiques propres à la saison estivale. Les grandes chaleurs, l'eau puisée loin des robinets d'eau, surtout pour les campeurs et les repas à même le sol au bord des plages. Mais pas que, puisque la responsable du Laboratoire de bactériologie des aliments, des eaux et de l'environnement à l'institut Pasteur d'Algérie, le docteur Fouzia Mouffok, intervenant juste après le docteur Fourar, énumère d'autres causes d'intoxications alimentaires. Elle met en avant «certains types de bactéries... telles que la listeria qui a été détectée dans le fromage». C'est pourquoi elle «a appelé à la nécessité de mener une étude sur les denrées qu'il faut contrôler dans les différentes chaînes de production au sein de toutes les unités nationales, et ce en vue de déterminer la chaîne qui pourrait constituer un danger». Ceci dit, il y a comme un problème de relais dans cette lutte contre les intoxications qui ne cessent de s'amplifier. Les scientifiques détectent les causes que les communicants transmettent mal. Il faudrait aussi associer des pédagogues, mais c'est une autre histoire. On en est là. A tourner en rond. A vouloir prêcher dans le désert. A discourir sans personne pour écouter. Choisir les vacances pour lancer une campagne de sensibilisation, c'est tout simplement une idée saugrenue. Pour rester correct. A ce rythme, le nombre d'intoxications alimentaires va, malheureusement, encore augmenter cette année. La campagne envisagée a un coût financier. Une perte sèche pour les caisses de l'Etat. C'est la seule «réussite» de cette initiative!
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