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L'Internet dans tous ses états
SOMMET MONDIAL SUR LA SOCIETE DE L'INFORMATION
Publié dans L'Expression le 19 - 11 - 2005

Le sommet de Tunis a été un forum en demi-teinte, ne mécontentant personne.
Le monde malgré lui, est entré dans une période de realpolitik forcée. On en a eu la preuve avec le Sommet mondial sur la société de l'information, qui vient de se tenir à Tunis, avec la participation de 23.000 invités et la présence de 1000 journalistes. Aucun autre forum n'avait réuni autant de personnes. Deux thèmes étaient à l'ordre du jour: le contrôle de l'Internet et la résorption de la fracture numérique entre les pays riches et les pays pauvres. Pour autant, et mis à part quelques récriminations, les Américains ont démontré qu'ils sont à la fois les champions du pragmatisme en politique et de la pragmatique en philosophie. Aussi, n'est-ce pas avec brio qu'ils sont parvenus à éluder la principale revendication de certains à propos du contrôle du réseau des réseaux.
Il faut bien le dire, si les Américains, par le biais d'une agence para-gouvernementale, l'Icann, ont la haute main sur Internet, notamment sur les noms de domaine, il n'en demeure pas moins qu'il ne viendrait à l'idée de personne de leur contester cette évidence: ils sont bien les initiateurs et les inventeurs de l'Internet, et ils l'ont mis à la disposition du monde entier. Si les libertés, la cyberdissidence, et tous les autres avantages que fournit la Toile dans tous les domaines de la science, de la recherche, de la communication, du «chat», des échanges, du e-commerce, ont été rendus possibles en tout point du globe, c'est parce que les Etats-Unis le veulent bien. C'est la raison pour laquelle les slogans du genre «pour un nouvel ordre de l'information» qui fleurissaient par le passé dans de pareils forums, étaient disqualifiés d'eux-mêmes, tant ils sont devenus obsolètes. Car faut-il permettre à des pays dictatoriaux, comme l'Iran, de contrôler l'utilisation de l'Internet? On y verra proliférer la censure, les interdits, multiplier les tabous, et pleuvoir des fetwas contre tous les libres penseurs de la terre, les créateurs, les intellectuels, les penseurs, les scientifiques et les chercheurs. Les Selman Ruschdie n'auront qu'à bien se tenir. La position de Reporters sans frontière est sage, qui estime que la situation actuelle est préférable au transfert du contrôle de l'Internet à l'ONU, qui n'a jamais rien fait de bon pour les peuples du monde.
Reste que l'hégémonie sans partage des USA doit être discutée, non pas pour brider Internet ou pour réduire à néant les possibilités qu'il offre, mais au contraire pour voir comment améliorer son fonctionnement et son rendement, au profit de tous les peuples de la terre. Car il faut bien en convenir, si le nombre des utilisateurs d'Internet passera avant la fin de l'année 2005 au-dessus de la barre du chiffre mythique du milliard, il ne fait aucun doute que les 80% de ces utilisateurs se trouvent dans les pays de l'Ocde (Europe et Amérique du Nord) alors que seuls 1% résident en Afrique. Voilà donc où se trouve le noeud du problème.
En revanche, on peut se féliciter légitimement de voir que les représentants des gouvernements ne sont pas seuls au sommet de Tunis, mais qu'ont été invitées des entreprises privées et des ONG. Le rôle de la société civile est donc bien vu. Cela concerne le deuxième thème des travaux : comment résorber la fracture numérique? Parlant de l'expérience algérienne, le président Abdelaziz Bouteflika a évoqué le lancement de la formule Ousratic qui est si séduisante par bien des aspects, puisqu'elle vise à mettre le PC et Internet à la portée du smicard, mais il faut bien convenir que actuellement cette formule bute contre l'hostilité des banques. Les banques feront-elles capoter un projet pensé et conçu au plus haut niveau de l'Etat, avec le concours des fournisseurs?
Situés dans la zone tampon, sur la rive sud de la Méditerranée, entre les pays de l'Ocde et les pays du tiers-monde, les pays arabes, qui regorgent de pétrodollars, ont les moyens de rattraper leur retard dans le domaine de la société de l'information. Pour autant, c'est bien au niveau politique que se pose le problème dans cette partie du monde. Quant à la majorité des pays africains, la question qui se pose porte sur l'absence d'électrification et de moyens.
Dans certaines zones du monde, malheureusement, on n'a même pas accès à la lampe à pétrole. Alors que dire du PC? Lorsque le président Ben Ali affirme qu'il est urgent de traiter la fracture du développement avant d'évoquer la fracture numérique, il serait bienvenu de faire remarquer que le numérique est justement là pour permettre à des pays sous-développés de rattraper leur retard économique, en s'appuyant sur les nouvelles technologies de la communication, à leur tête le numérique et l'Internet. En somme, tout est lié.


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