La coordination intercommunale de Béjaïa a considéré jeudi à l'issue de son conclave extraordinaire que le «scrutin du 24 novembre 2005 a permis le retour à la légitimité populaire qui prélude à une sérénité politique dans la région». Tout en se félicitant du «climat de sérénité et de tranquillité qui a caractérisé ce scrutin», la CIC Béjaïa estime que «c'est là l'un des objectifs principaux du mouvement citoyen qui commence à se concrétiser notamment grâce au dialogue engagé avec les représentants de l'Etat». Réunis en conclave extraordinaire le jeudi passé dans leur permanence à la maison de la culture de Béjaïa, les archs de Béjaïa notent aussi que «le fort taux d'abstention enregistré lors de cette consultation électorale interpelle l'ensemble des acteurs politiques pour une meilleure appréhension du message livré par la population». «Les blocages constatés présentement dans plusieurs communes de la région sont dénués de tout fondement politique», ajoutent-ils dans le document sanctionnant cette rencontre extraordinaire. Ce faisant, ils (les archs) estiment que «l'esprit de responsabilité doit imposer à l'ensemble des élus locaux le devoir de se hisser à la hauteur des exigences de la mission dont ils sont investis, soit celle de servir le citoyen et de répondre au mieux à ses préoccupations». La CICB soutient que «l'opposition constructive est nécessaire pour un meilleur fonctionnement des assemblées élues» rejetant «les blocages systématiques qui ne sont que de nature à pénaliser la population». Par ailleurs, sur un autre plan, la Cicb rappelle «la position de principe du mouvement quant à la mise en quarantaine de la gendarmerie» et attend «l'application de l'accord global qui engage l'Etat à prendre en charge la revendication du départ de ce corps responsable d'assassinats de plusieurs dizaines de jeunes». Au sujet de l'indemnisation des parents de martyrs et des blessés du mouvement, la Cicb note avec «regret inexplicable», «le retard dans l'application du décret du 31 juillet 2005» et interpelle les responsables concernés pour «accélérer la procédure». La présidence tournante de la Cicb et les membres de la délégation ayant pris part au dialogue « se réunissent régulièrement pour suivre cette question et bien d'autres dossiers liés au mouvement» relèvent-ils encore en citant le cas des impôts, dégâts matériels, poursuites judiciaires, réintégration des travailleurs licenciés etc. une rencontre d'évaluation et d'information avec l'ensemble des parents de martyrs et des blessés de la wilaya ainsi que toute personne victime des événements du printemps noir est prévue pour le jeudi 19 janvier 2006.