Le nombre recrudescent des cas de personnes ayant contracté le virus du Covid-19 succède à la décision des pouvoirs publics d'alléger le confinement sanitaire. Devant cette situation, les responsables ont décrété de nouvelles mesures pour barrer la route au virus. Parmi ces mesures, la fermeture des marchés hebdomadaires, l'obligation de porter une bavette, le respect de la distanciation sociale des l'interdiction d'organiser des fêtes ou rassemblements... Hélas et encore une fois hélas, de nombreux citoyens enfreignent ces mesures. Le recours aux sanctions contre les récalcitrants est devenu une obligation. Dans ce cadre, le bilan des services de police fait part de 573 infractions commises par des piétons, à 166 procès-verbaux à l'encontre de personnes à bord de leurs véhicules et 11 à bord de motocycles. Cette infraction consiste au non-respect du confinement partiel nocturne, entre 20 h et 5 h du matin. En plus de cette campagne répressive, les services de police ont, pour le mois de juin, mené 461 actions de sensibilisation au port de la bavette et établi aussi 168 PV pour violation de cette obligation. S'agissant toujours des mesures barrières et de la mobilisation contre la propagation du virus, la wilaya a pris plusieurs mesures, dont la mise en place de brigades de contrôle de la direction du commerce qui veillera à l'application des mesures sanitaires. Les commerçants qui ouvrent doivent appliquer à la lettre les recommandations et les conseils sanitaires imposés par la situation. En plus de mettre du gel hydro-alcolique à l'entrée des magasins, les vendeurs portent des bavettes et ont délimité des espaces à l'intérieur où pas plus de trois personnes sont admises. Les pièces de monnaie sont déposées dans des bacs remplis d'eau javellisée. Des affiches expliquant les mesures préventives à respecter contre la propagation du virus sont collées à l'entrée et à l'intérieur des magasins et les vendeurs n'hésitent pas à rappeler à l'ordre toutes les personnes qui ne s'y soumettent pas. Le wali a aussi pris un arrêté de fermeture des marchés à bestiaux, qui représentaient un réel danger, surtout que les maquignons venaient d'un peu partout. Les commerçants autorisés à ouvrir sont astreints à respecter les consignes avec vigueur, au risque de perdre leur registre du commerce, en cas de faute ou d'une quelconque négligence. La direction du commerce et de la lutte contre la contrefaçon, pour sa part, multiplie les actions. Dans son bilan présenté devant l'APW, le directeur a mis l'accent sur les efforts consentis pour les commerçants. 2 000 bavettes ont été mises à la disposition des commerçants de la ville de Bouira, elle a aussi livré 64 rouleaux de 60 mètres chacun aux commerçants pour délimiter les zones d'accès aux magasins. 3 007 personnes ont bénéficié de la prime d'aide d'une valeur de 10 000 DA fournie par les autorités publiques en faveur des personnes directement impactées par le virus et le manque de travail. Le lendemain, le centre de prospection et de suivi de la santé était submergé par le nombre de cas suspects, surtout que parmi les invités, des cas étaient positifs. Ceux qui continuent à tenir des discours dénués de toute logique et établissent une relation entre le Covid-19 et l'arrêt des marches hebdomadaires, font volontairement la sourde oreille, malgré la présence de cas avérés de décès. En plus de mettre en danger la vie d'autrui, ces comportements sont une charge financière faramineuse en aval de la trésorerie publiques. Rien que pour ces deux raisons, tout le monde doit se réveiller et appliquer les gestes barrières pour éviter à Bouira une situation identique à celle de Blida. En durcissant le ton, les pouvoirs publics tentent de barrer la route à ce virus qui tracasse le monde entier.