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Boudjemaâ El Ankis : entre Alger et Azeffoun
Il nous a quittés en septembre 2015
Publié dans L'Expression le 06 - 09 - 2020

Boudjemaâ El Ankis a été et restera, sans aucun doute, parmi les meilleurs noms de la chanson chaâbie. Tout comme les autres étoiles de ce genre musical très difficile, mais envoûtant, Boudjemaâ El Ankis a apporté sa propre touche à ce style.
Tous les titres phares de la chanson chaâbie ont été interprétés magistralement par Boudjemaâ El Ankis qui a réussi à les habiller à sa manière en détournant les musiques qui constituent leur support.
Sa voix unique et sa manière d'interpréter extrêmement émouvante font qu'il est atypique en son genre. Même Amar Ezzahi qui a été l'ami très proche de Boudjemaâ El Ankis jusqu'à sa mort, ne l'a imité qu'au tout début de sa carrière car il fallait bien voler de ses propres ailes.
Dans le style chaâbi, rien ne tue un artiste que si ce dernier essaye de devenir une copie conforme et pale de «l'original», c'est à titre d'hommage au maître dont on s'est inspiré.
Une voix unique
Le vrai nom de Boudjemaâ El Ankis est Boudjemaâ Mohamed Arezki, un prénom typiquement kabyle, car Boudjemâa El Ankis est originaire d'Ait Rahouna, dans la région d'Azeffoun qui est le vivier de l'art en Algérie. Il naquit le 17 juin 1927 à Alger, car sa famille y était déjà installée bien avant sa naissance. Il a eu la chance de naître et de vivre sa première enfance à Bir Djebbah à la Casbah d'Alger qui est, faut-il le rappeler, le fief des artistes du chaâbi. Une fois ayant déménagé au quartier Notre-Dame d'Afrique, El Ankis s'initie tout naturellement à la guitare tout en poursuivant ses études.
Comme les autres artistes de l'époque, férus de chaâbi, El Ankis était un admirateur d'El Hadj Mhamed El Anka, d'où il a tiré son nom d'artiste d'ailleurs. Dès le début des années 40, il commença à animer, avec succès et talent, des fêtes de mariage. A partir de 1945, El Ankis a eu la chance d'évoluer dans une troupe encadrée par les deux géants El Anka et Mrizek. Les arrangements qu'il apportait aux oeuvres populaires connues à l'époque ont été pour beaucoup dans la percée de Boudjemaâ El Ankis.
Le regretté bifurqua dans le milieu des années cinquante vers la chansonnette. Mais cette expérience fit long feu avant d'être renouvelée plus tard.
Des titres inoubliables
L'une des chansons qu'il a composées et écrites lui-même sur la Révolution pour l'indépendance nationale est «Djana el intissar» car Boudjemaâ El Ankis a adhéré pleinement à la cause nationale et il a même mis la clé sous le paillasson entre 1956 et 1962 en guise de soutien au FLN-ALN.
Après l'indépendance, El Ankis reprit sa guitare et voulut du coup donner un nouveau souffle à son parcours. Il fit appel à Mahboub Bati, auteur génial et prolifique dans le genre, auquel il demanda de lui composer des chansons qui pourraient séduire la catégorie des jeunes. Et c'est là que vit le jour le célèbre hymne à l'amour
«Rah El Ghali» (repris par Matoub Lounès en 1996 dans son album Assirem).
D'autres chansons, composées par Mahboub Bati, ont eu le même retentissement dont «Ah ya ntiya» ou encore »Tachaourou aliya». Le succès des titres chantés par El Ankis et composés par Mahboub Bati a été immédiat et immense. Mais malgré cette bifurcation dictée par le besoin d'attirer un public jeune, El Ankis est resté l'un des meilleurs interprètes des chefs- d'oeuvre du chaâbi dont l'inénarrable et inusable
«El Meknassia» ou encore El Kaoui» tout comme la magnifique «Youm El Djemaâ» qu'il a complètement remodelée.
Boudjemaâ El Ankis a interprété quelques chansons en langue kabyle dont «Temziw» et «Taddart». Il est décédé à l'âge de 88 ans le 2 septembre 2015. Jusqu'à avant sa mort, il n'a jamais cessé de se rendre à Azeffoun, son deuxième berceau auquel il était très attaché. Il y effectuait d'ailleurs de longs séjours. Il vivait en quelque sorte entre Alger et Azeffoun. Car il les aimait toutes les deux.


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