Les habitants du douar, appelé communément ainsi, vivent un calvaire... Près de 150 familles vivent dans des taudis, exposés aux intempéries, sans AEP et contraints de parcourir près d'un kilomètre pour s'alimenter d'une source à ciel ouvert. Le réseau d'assainissement est inexistant, des fosses sceptiques déversent leurs eaux usées dans les chemins menant aux taudis... Les fils électriques pendent et les enfants sont exposés à mille et un risques... Le risque de MTH est omniprésent et inévitable. Le pire est arrivé le samedi 19 janvier 2002, tôt dans la matinée, lorsque l'âne de Bourah Med présentait les symptômes de la rage, confirmée par le bureau d'hygiène et les services vétérinaires de la daïra de Medroussa. Nous apprenons, d'autre part, que des chiens errants sont légion la nuit dans ce douar habité par près de 150 familles accablées par tous les maux. Les enfants y paient un lourd tribut, 80% des fillettes sont analphabètes et 99% de ces familles vivent dans un total dénuement. Notons, par ailleurs, que ce douar est distant du siège de l'APC et de la daïra de près de 300 m et que jusqu'à ce jour, il n'a fait l'objet d'aucune visites de responsables. Une revendication urgente des citoyens qui pour l'instant sont plus préoccupés par ce foyer de rage qui vient de se déclarer...