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Un rendement deux fois plus grand
BOUIRA
Publié dans L'Expression le 08 - 02 - 2007

Pour la saison en cours, le rendement en huile d'olive peut aller au-delà du double de celui enregistré l'année dernière.
Le prix du litre d'huile est fixé à 250 dinars, et celui-ci peut descendre jusqu'à 245DA quand la quantité vendue est très conséquente. Voici les deux points sur lesquels se sont accordés les responsables des huileries où nous nous sommes rendu pour les besoins de notre reportage.
De Chorfa à M'Chedellah et d'El-Adjiba à Lakhdaria en passant par Kadiria, la gare-Aomar et Zeboudja où s'alignent les huileries de part et d'autre de la RN5, les gens rencontrés affichent une grande satisfaction face à la campagne oléicole, jugée largement bonne par rapport à l'année dernière. Dans certaines régions comme Semmache, Haïzer et Slimi dans le nord-est de la wilaya, les citoyens ont constaté une faible récolte comparativement à la campagne précédente mais «on ne s'attendait pas à un tel rendement en huile. Moi, je vous dit franchement, j'étais surpris de voir mes huit quintaux d'olives me ramener plus de 200 litres d'huile. L'année dernière, pour la même quantité ça ne donnait pas plus de 80 litres», tient à nous expliquer un vieux de la région de Haïzer. En effet, le rendement attendu cette année dont les prévisions sont estimées à plus de deux millions de litres, donne un petit réconfort aux fellahs et aux producteurs après le revers qu'ils avaient subi l'année dernière, causé par une très faible production n'atteignant pas le un million de litres.
Une production compromise par les mauvaises conditions climatiques avec une température atteignant les 12° au-dessous de zéro. Certes, on est loin, vraiment loin des années fastes comme celle de la saison oléicole 2003/2004 où la production en huile d'olive avait atteint le record des dix millions de litres. Mais pour les responsables du secteur, qui se montrent très optimistes pour les années à venir, les choses sont appelées à s'améliorer surtout que l'Etat a trop investi pour garantir de meilleures performances à ce secteur. En ce sens, il y a lieu de souligner que d'énormes efforts ont été consentis dans le cadre du plan de développement agricole (Pnda) qui prévoit des soutiens importants dans le domaine de l'oléiculture allant des cuvettes pour le captage des eaux de pluie, à l'achat de filets en passant par la taille de régénération et l'octroi de plants pour la densification. De ce fait, les différents programmes de soutien engagés par l'Etat ont fait que le patrimoine oléicole de la wilaya de Bouira passe de 15.000 ha, il y a quelques années, à 20.510 actuellement, avec un peuplement avoisinant les deux millions d'arbres dont les trois quarts sont en phase de production.
Le prix de l'huile qui connaît, lui aussi une légère hausse par rapport aux années précédentes, n'est pas appelé à être révisé à la baisse dans les jours ou les mois à venir. Et pour cause, la forte demande en la matière a fait que les stocks antérieurs sont complètement épuisés, diront, en ce sens, les oléiculteurs et les propriétaires d'huilerie.
Les quantités des olives sont réceptionnées depuis plus d'un mois dans les huileries et certaines d'entre-elles comptent poursuivre la trituration jusqu'à fin février, compte tenu de l'importance des récoltes enregistrées dans certaines régions de la wilaya.
En fonction de la région et de la qualité de son choix, l'olive est vendue entre 20 et 40 dinars le kilogramme. Tant au niveau des huileries que dans plusieurs autres points créés pour la circonstance par des marchands de tous bords. L'achat des olives se poursuit du premier jour de la cueillette jusqu'au dernier jour de la trituration. Comme dans d'autres secteurs, le monde oléicole connaît, lui aussi, ses côtés négatifs et cela a été soulevé et dénoncé de nombreuses fois par les gens que nous avons rencontrés à l'intérieur et en dehors des huileries. En effet, plusieurs de nos interlocuteurs affirment que la vente des olives pousse les gens vers la malhonnêteté. «Il y a ceux qui volent des sacs d'olives chez le voisin d'à côté pour aller les revendre au kilo chez le marchand du coin. Même à l'intérieur des huileries, les citoyens sont obligés de rester sur leurs gardes et de surveiller parfois de près leurs sacs pour contrer les intentions malhonnêtes», s'indigna le jeune Smaïl, rencontré devant l'entrée d'une huilerie du côté de Zeboudja.
Cette année, dans les huileries, le prix de la trituration des olives n'a pas changé. Pour cette prestation de service, les détenteurs d'huilerie laissent le choix aux oléiculteurs de payer en liquide ou en nature. Le prix pratiqué est de 400 dinars ou de deux litres d'huile pour le quintal d'olives triturées. Ces tarifs n'ont pas été augmentés depuis au moins cinq années, affirment, à cet effet, certains propriétaires d'huileries. Pour les oléiculteurs, le problème qui se pose est celui du transport de la récolte car cela exige d'énormes efforts et parfois beaucoup d'argent, notamment pour ceux qui habitent les villages et les hameaux reculés. En effet, certaines populations habitant des zones enclavées, notamment dans la région de Lakhdaria souffrent le martyre durant la période oléicole. Les fellahs sont contraints de porter leur récolte à dos d'âne sur plusieurs kilomètres avant d'aller chercher un transporteur et pouvoir enfin joindre l'huilerie. «J'ai dû transporter vingt sacs d'olives à dos de mulet depuis mes vergers vers chez moi. J'ai dû payer des jeunes pour m'aider à le faire. Pour le transport de ma récolte entre les aller-retour de chez moi à l'huilerie, cela me coûtera plus de 2000 dinars», explique un sexagénaire venu du village de Béni Ferha situé à une vingtaine de kilomètres, sur les hauteurs de Lakhdaria.


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