«Le but de ce festival est de relancer la BD et faire connaître et encourager les jeunes talents», a indiqué Dalila Nadjem. C'est sous le titre «Alger, baie des Bulles», que s'est ouvert mercredi dernier le 2e Festival international de la bande dessinée (Fibda), à Riad El Feth. Durant quatre jours, lecteurs férus de bande dessinée ou simples curieux ont rendez-vous avec celles et ceux qui font de la BD un univers passionnant. De l'effervescence des cultures mangas au grand retour des comics, le festival organisé sous l'égide du ministère de la Culture, se veut le reflet des tendances actuelles dans le domaine du 9e Art. Pour cela, un programme varié et complet a été élaboré par les organisateurs afin que chacun, quel que soit son style ou son genre, trouve son bonheur. Expositions, rencontres, concours, prix... il y a de quoi faire! Inauguré par Mme Zehira Yahi, représentante de la ministre de la Culture, l'événement a débuté avec une exposition regroupant les oeuvres de plus de 350 auteurs et dessinateurs algériens et étrangers. Voulant faire de cette festivité, un rendez-vous incontournable de la bande dessinée, lieu de rencontres et d'échanges, le Festival international de la bande dessinée, se veut avant tout une oasis de liberté pour ceux qui inventent.... A cet effet, la commissaire générale du festival, Mme Dalila Nadjem, a indiqué que «le but de ce festival est de relancer la BD et faire connaître et encourager les jeunes talents tout en rendant hommage aux doyens de la bande dessinée algérienne, Slim, Saïd Zanoun et le défunt Sid-Ali Melouah». Mettant en exergue le talent des jeunes bédéistes qui ont participé aux trois concours organisés au préalable, à savoir le concours scolaire, le concours de la meilleure affiche et le concours du jeune talent. A travers toutes ces mutations, la maturité originelle reste pourtant intacte: permettre aux créateurs qui ne s'inscrivent pas dans les créneaux classiques de trouver un espace d'expression. «Plus de 800 jeunes ont participé aux concours et ceci démontre que la bande dessinée algérienne se porte bien», a indiqué, de son côté, le directeur artistique du festival et commissaire de l'exposition, le peintre Mustapha Nedjaï, ajoutant que «les prix internationaux qui seront décernés sont: le Prix du meilleur album en langue nationale, le prix du meilleur album en langue étrangère, le prix du meilleur projet en cours, le Prix du meilleur Franzine ou du meilleur journal de bande dessinée, le Prix du meilleur scénario et le Prix du meilleur graphisme». Outre l'exposition, qui se poursuivra jusqu'au 20 octobre, le programme du festival comprend des conférences, des ateliers, la projection de films ainsi qu'un colloque sur le thème «La femme à l'assaut de la BD». Ouvrir des espaces aux auteurs, mélanger les genres, provoquer des chocs culturels, favoriser l'émergence des jeunes générations tout en ignorant les frontières, qu'elles soient culturelles ou nationales, sont la raison d'être d'un tel événement, qui s'est toujours mis du côté des inventeurs. Cette volonté d'ouverture à tous les créateurs s'accompagne d'un rejet de toutes les exclusives. C'est l'essence même du festival: être une tête chercheuse des pulsations nouvelles à l'échelle de la planète.