Pour l'application réelle et effective du droit, qui reste à parachever, un demi- siècle après, des peuples à disposer d'eux-mêmes. «Tous les peuples ont le droit à la libre détermination; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel» (art. 2 de la résolution 1514 sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux adoptée le 14 décembre 1960 par l'Assemblée générale des Nations unies). 50 ans après, qu'en est-il de l'application de cette résolution? Force est de constater que malgré la création par l'ONU, une année après l'adoption de la résolution, d'un comité spécial chargé d'observer et promouvoir le processus de décolonisation, dans seize territoires, des peuples parmi lesquels les Sahraouis, attendent de pouvoir exercer leur droit à l'autodétermination. C'est pourquoi «l'Algérie, dont la lutte de Libération nationale a grandement influencé la rédaction et l'adoption de la résolution 1514 et qui a, elle-même, exercé son droit à l'autodétermination et à l'indépendance au lendemain de l'adoption de cette résolution par l'Assemblée générale de l'Onu, a choisi de marquer le cinquantenaire de cette Déclaration, par l'organisation d'une conférence», rappelle l'APS. Ouverte hier, la conférence se poursuivra aujourd'hui. Elle aura pour but de «rappeler, aujourd'hui, la pertinence et la validité de cette déclaration ainsi que pour consolider les indépendances acquises», a précisé le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M.Abdelkader Messahel. «La résolution 1514 est toujours d'actualité pour permettre aux peuples d'exercer la plénitude de leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels», a-t-il ajouté. La conférence d'Alger a pour objectif aussi, de consolider l'esprit de cette résolution dans le sens où elle permettra de réitérer les droits de près d'une centaine de pays, nés de cette résolution, à avoir leur part dans la prise de décision internationale, a indiqué M.Messahel. Elle sera sanctionnée par l'Appel d'Alger qui, a-t-il poursuivi «sera l'oeuvre de personnalités connues mondialement pour leur lutte contre le colonialisme et de personnalités qui luttent pour la consolidation des indépendances des peuples. Cet appel sera adressé aux Nations unies et à l'opinion publique internationale». Ceci après les travaux des ateliers prévus, dont entre autres, celui du cinéma et des médias pour conserver la mémoire des peuples ayant combattu la colonisation, qui sera modéré par le journaliste chilien, Pablo Cardenas, et le critique cinématographique algérien, Ahmed Bedjaoui. Un autre atelier dédié à la place des femmes dans l'émancipation des peuples sera modéré par la Sud-Africaine, Wynie Mandela. Au total, ce sont quelque 200 personnalités politiques, du monde de la culture, des universitaires et chercheurs ainsi que de journalistes venus d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie qui participent à cette conférence.