L'inculpation du diplomate algérien Mohammed-Ziane Hasseni est une “petite épine dans les relations franco-algériennes”, a déclaré hier à Alger le ministre de la Solidarité nationale Djamel Ould-Abbès. M. Ould-Abbès a fait cette déclaration devant la presse en recevant le député socialiste français Jean-Noël Guérini, en voyage officiel en Algérie. “C'est une petite épine dans les relations franco-algériennes. C'est un problème qui commence à parasiter les relations entre nos deux pays”, a assuré M. Abbès, selon lequel le “test ADN s'est révélé négatif.” Le diplomate avait accepté de se soumettre à des tests ADN pour prouver son innocence. Visé par un mandat d'arrêt international émis en décembre 2007 par la France, M. Hasseni avait été interpellé le 14 août à l'aéroport de Marseille puis inculpé de “complicité d'assassinat” dans le cadre du meurtre de Ali Mecili, 47 ans, exilé en France en 1965 et assassiné le 7 avril 1987 à Paris. Placé sous contrôle judiciaire, M. Hasseni, responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères algérien, clame son innocence et affirme être victime d'une homonymie.