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Vers une envolée “ornithologique”
ZONES HUMIDES ALGERIENNES
Publié dans Liberté le 09 - 02 - 2009

Une station nationale d'étude, de baguage et de suivi ornithologique va enfin voir le jour en Algérie. Elle sera installée dans la réserve nationale du lac de Réghaïa. Les études sont en voie d'achèvement, apprend-on.
C'est l'horloge interne des oiseaux qui donne le signal de départ pour la migration qui a en général lieu au printemps. Or, les dérèglements climatiques mus par le réchauffement de la planète ont modifié les périodes de migration et bouleversé jusqu'aux dates et lieux de nidation de l'avifaune sauvage et migratrice. Résultat : certains oiseaux migrateurs, comme l'hirondelle, se sont sédentarisés, d'autres comme les hérons garde-bœufs se mettent à migrer tandis que les cigognes rentrent plus tôt… Si l'Algérie n'a jamais été rétive quant à la signature de conventions, de protocoles et autres engagements en faveur de l'environnement, son engagement effectif pour la mise en place de politiques idoines a tardé à se concrétiser. Depuis la création en 1971 du programme “Man and Biosphere” initié par l'Unesco, programme pour lequel l'Algérie est inscrite au chapitre réserves de biosphères, le nombre de sites protégés a certes augmenté. Leur superficie atteint aujourd'hui près de 18 millions de kilomètres carrés, d'après la liste des aires protégées publiée en 2003 par les Nations unies, mais n'a pas empêché la disparition, appelée à s'accélérer, de milliers d'espèces animales, notamment les oiseaux. C'est pourquoi le projet de réalisation de la station d'études, de baguage et de suivi ornithologique a été applaudi par les scientifiques rencontrés à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale des zones humides au centre cynégétique de Réghaïa, le 2 février dernier. Classé sur la liste Ramsar d'importance internationale, le lac de Réghaïa réunit toutes les conditions : importante diversité des milieux naturels, lac, marais, maquis, plage à quelques encablures, dunes littorales et milieu marin, pour la réalisation de la station en question, du fait que cette réserve naturelle est située face à la Camargue et à mi-chemin des voies migratoires classiques de Gibraltar et du détroit sicilo-tunisien. Elle est aussi un lieu de passage et de reproduction très important pour les oiseaux migrateurs. Chargée du suivi dudit projet, dont la réalisation dépend des pouvoirs publics, Mme Mazize, spécialiste de la faune sauvage, a tenu à préciser qu'il existe en Algérie 553 espèces de faune sauvage, dont 406 d'oiseaux, soit un pourcentage de 73% d'avifaune sauvage et migratrice des marais et des rivages. Dans cette catégorie, il y a les nicheurs (214 espèces) dont 148 espèces sédentaires et les migrateurs. En substance, au niveau de la réserve naturelle de Réghaïa, les oiseaux sont prédominants. Sur le site, en effet, 206 espèces y ont été répertoriées, soit 54,5% du total des espèces d'oiseaux d'Algérie dont certaines sont mondialement menacées, comme l'érismature à tête blanche, la sarcelle marbrée et le fuligule nyroca. L'infrastructure naturelle qu'est le lac de Réghaïa reste spécifique, voire exceptionnelle, par la diversité de ses écosystèmes (biotope et biomasse). Le faible contraste saisonnier et les ressources trophiques diversifiées ont favorisé le sédentarisme de certaines espèces et n'intéresse pas moins les espèces migratrices du fait de la proximité géographique. Toutefois, le réchauffement climatique n'a pas épargné les oiseaux qui survivent déjà difficilement dans des milieux naturels de plus en plus restreints du fait, entre autres, de la déforestation. Ces déséquilibres ont eu des incidences sur leur mode de vie en général. C'est dire l'importance de la création de la station qui permettra, entre autres, l'identification et l'étude biologique. Elle permettra également de définir le statut des espèces d'oiseaux vivant fréquemment sur le territoire national. “On doit définir une liste des espèces protégées et actualiser celle établie selon l'ancienne loi sur la chasse”, ajoute Mme Mazize. La station a, d'autre part, comme objectif, de déterminer les voies de migration des populations d'oiseaux migrateurs,, la prévention sanitaire contre toute sorte de maladies transmissibles par les oiseaux, (rappelons-nous l'épisode récurrent chaque hiver de la grippe aviaire), l'organisation de lâchers d'oiseaux à travers l'Algérie, la création d'un réseau national d'unités de baguage et au final l'intégration au réseau international.
À ce propos, notre interlocutrice a tenu à rappeler que la France reste très certainement le pays le plus avancé dans le domaine de l'ornithologie, en particulier grâce à son Office national de la chasse. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) s'attelle également à préserver les colonies d'oiseaux de mer et leur environnement, à étudier leur comportement, à les soigner et à informer le public. Tout ce fastidieux travail se fait au niveau de la station LPO de l'Île-Grande. Tous ces aspects plaident en faveur du projet algérien qui, nous l'espérons, ne tardera pas à être mis sur rails. La gestion durable et rationnelle des zones humides se présente aujourd'hui comme une nécessité à laquelle les pouvoirs publics algériens escomptent associer la notion de développement rural à travers l'implication directe des populations. La réserve de la Pandjari au Bénin bénéficiant de l'appui scientifique et technique des réseaux de chercheurs et d'écologues rattachés au programme “Man and Biosphere” en est un exemple éloquent. Les 30 000 habitants y vivent de la culture du riz, du manioc et du coton ! Néanmoins, les nombreux avantages que les zones humides offrent, dont l'entretien des cycles hydrologiques, sont vitaux pour l'homme et ne sont plus à démontrer. En effet, elles permettent la maîtrise des crues, la recharge des eaux souterraines, la stabilisation du littoral, la protection contre les tempêtes et l'atténuation des changements climatiques, pour ne citer que ces principaux aspects. Et quand on sait que l' Algérie abrite pas moins de 1 451 zones humides dont 762 naturelles…
On apprend, en outre, qu'hormis les 42 sites classés sur la liste Ramsar, 18 autres sont, selon M. Titah, directeur général des forêts, en cours de classement.
N. R.


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