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Pour une politique économique de la sécurité routière
Les conséquences sur le Trésor public sont faramineuses
Publié dans Liberté le 16 - 08 - 2009

Il faut évaluer de manière chiffrée tous ces accidents et dire combien cela coûte à l'Etat.
L'actualité de ces derniers jours a été très riche sur le plan économique, tant les différents acteurs se sont prononcés sur les dernières mesures annoncées et promulguées par les pouvoirs publics par l'intermédiaire de la loi de finances complémentaire. Lors d'un précédent article publié le 14 août 2009, nous avions porté à la connaissance des citoyens d'une part et des différentes parties concernées d'autre part, le manque flagrant de communication de notre exécutif sur le plan économique. La donne est rectifiée dans la mesure où deux membres du gouvernement se sont, enfin, prononcés : le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, et le ministre des Finances beaucoup plus concerné du fait de sa charge dans les sphères financière et économique du pays. Souhaitons que cette intervention soit le prélude à un cycle de communication sur l'ensemble des problèmes et enjeux de notre société. Là s'arrête notre point de vue sur cette actualité pour aborder un autre problème aussi important parce qu'il porte sur des coûts énormes tant sur le plan matériel que sur le plan humain : il s'agit de la sécurité routière. L'ordonnance n°09-03du 29 Rajab 1430 correspondant au 22 juillet 2009 modifiant et complétant la loi 01-14 du 29 Djoumada El Oula 1422 correspondant au 19 août 2001 relative à l'organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, renforce le dispositif coercitif envers les contrevenants du code de la route. Est-ce suffisant pour arrêter, voire diminuer les accidents sur nos routes dont le nombre de morts classe, hélas, notre pays parmi les premiers au monde ? En ce qui nous concerne, ces dispositions constituent, certes, un début de solution mais très insuffisant. Il faudrait aborder ce problème sur le plan économique et pour cela la volonté politique de nos gouvernants doit être de rigueur.
Comment l'aborder ?
Il faut évaluer de manière chiffrée tous ces accidents et dire combien cela coûte à l'Etat. L'évaluation du coût des dommages corporels (décès, incapacités permanentes, incapacités temporaires) pourrait s'effectuer sur la base des journées de travail perdues en tenant compte de l'âge et de la catégorie socioprofessionnelle des victimes, des indemnités de dommages et des versements effectués par la Sécurité sociale aux ayants droit. Quant aux dégâts matériels, ils seraient comptabilisés sur la base des réparations remboursées par les compagnies d'assurances.
Les montants de ces réparations connaissent une hausse importante au point que la branche automobile affiche pour quelques compagnies des déficits.
D'un autre côté, l'Etat doit évaluer tous les investissements susceptibles d'améliorer l'état des routes : signalisation, construction de nouvelles routes et autoroutes, ouvrages d'art, moyens de contrôle, personnels de la sécurité routière.
Le coût des dommages corporels et matériels sera, certainement, plus important que le coût des investissements à réaliser et partant de ce résultat, l'exécutif devra mettre en œuvre une politique de sécurité routière sur la base d'un programme pluriannuel qui ne manquera pas de produire des effets positifs sur le terrain. La méthode préconisée pourrait être affinée pour mieux cerner tous les problèmes liés à la sécurité routière.
C'est la méthode qui a constitué une des premières applications, en France, de la RCB (rationalisation des choix budgétaires) qui elle-même a été empruntée au PPBS (planning programming budgeting system) introduit par Robert McNamara, alors secrétaire à la Défense du président JF Kennedy. Les résultats de cette méthode sont, aujourd'hui, connus en France qui avec un parc automobile de plus de 35 millions de voitures se classe parmi les premiers pays qui connaissent une régression très importante du nombre des victimes de la route, soit un huitième des victimes algériennes avec un parc automobile en Algérie, de 4 millions de véhicules environ. En Algérie, cette évaluation doit être accompagnée par la sensibilisation de la population :
1 - au niveau des structures de l'éducation nationale par l'apprentissage des règles élémentaires du code de la route ;
2 - au niveau des structures de formation de conduite ;
3 - au niveau des centres d'examen du permis de conduire en introduisant de nouvelles formules telles que l'écrit et les connaissances en mécanique ;
4 - l'introduction de méthodes audiovisuelles...
Les médias doivent, également, jouer un rôle très important par la diffusion des images pour une meilleure sensibilisation de la population.
Sur le plan matériel, il faudrait renforcer le contrôle technique des véhicules en multipliant le nombre de points de contrôle pour les transports en commun, les transports de marchandise et les véhicules de tourisme dépassant un certain âge. Il y aurait lieu de mettre en place un contrôle strict en matière de pièces de rechange des véhicules et mettre fin à l'introduction dans le pays des pièces contrefaites.
Le ministère des Travaux publics devrait engager une campagne de signalisation, placer les différentes plaques du code de la route de manière très visible et dans des emplacements étudiés, procéder à la matérialisation de nos routes par des tracés visibles et étudiés.
Les pouvoirs publics devraient prendre en considération les recommandations des Assises sur la sécurité routière qui se sont tenues en 2005 et mettre en application les dispositions de l'ordonnance indiquée ci-dessus, notamment celles relatives à la police de la sécurité routière à laquelle il faudrait attribuer 25% du montant des amendes pour son fonctionnement.
Contre les contrevenants, en plus de l'application des nouvelles dispositions plus coercitives et en relation avec le ministère de la Justice, il faudrait réhabiliter les tribunaux de simple police qui ont disparu de la carte judiciaire du pays. Ces tribunaux devront siéger localement et leur fonctionnement serait assuré par 25% du montant des amendes. Les 50% du montant restant seront affectés au budget de l'Etat.
La mise en œuvre de cette politique mettra, certainement, fin au terrorisme de la route qui endeuille chaque année des milliers de familles algériennes pour lesquelles les victimes n'ont pas de prix.


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