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Patronat : unifier les positions à défaut de pouvoir regrouper les organisations
Publié dans Liberté le 03 - 05 - 2010

J'ai choisi de traiter, une fois n'et pas coutume, des pratiques de concertation et de négociations des organisations patronales avec leurs partenaires sociaux et les pouvoirs publics.
Je le fais car en général il n'est question dans les médias que des actions des autorités décryptées assez souvent comme faites au détriment des entreprises ou bien pas faites pour soutenir ces dernières. L'inversion de l'angle d'analyse nous permettra de tirer un certain nombre d'enseignements pour mieux organiser la concertation avec les pouvoirs publics qui semble avoir du mal à s'instaurer.
Tout le monde sait que le patronat algérien est éclaté en plusieurs organisations d'employeurs au sens de la loi sur les relations de travail et en plusieurs associations d'entreprises, de taille et de représentativité variables. Ce n'est pas tant dans cette diversité organisationnelle que réside le problème que dans la difficulté récurrente à adopter et défendre des positions communes ordonnées selon des priorités convenues. Qu'on en juge à l'examen de ces quelques pratiques récentes.
Ainsi cette semaine j'ai pu observer que les syndicats d'employeurs (CAP, CGEOA, CIPA, CNPA, SEVE) signataires le 30 septembre 2006 du Pacte national économique et social étaient essentiellement focalisés sur les négociations de branches avec leur partenaire, l'UGTA, alors que le Forum des chefs d'entreprises (FCE), association regroupant les plus grande entreprises algériennes, donc concerné au plus haut point, ne s'est pas exprimé sur le sujet. A tel enseigne que Sidi Saïd, secrétaire général de l'UGTA, a souhaité que le FCE “qui a toujours considéré l'amélioration du pouvoir d'achat des salariés comme important” endosse en quelque sorte cet accord signé le 1er mai 2010.
En revanche le même FCE s'est fait l'écho des difficultés rencontrées par certains de ses adhérents dans le dédouanement des importations en franchise de droits de douanes du fait des nouvelles dispositions réglementaires. Autant on peut comprendre l'intérêt de la mesure pour tracer, là où l'occasion se présente, les opérateurs du commerce extérieur autant la rapidité de sa mise en œuvre gênera, le cas échéant, essentiellement les entreprises productrices. En effet il faut savoir que les agendas de démantèlements tarifaires prévus par les accords de libre échange, notamment avec l'Union européenne (UE) portent d'abord les biens d'équipements, les semi produits et les matières premières. Cette association patronale s'était déjà faite déjà l'écho, quelques semaines auparavant, des réserves de ses opérateurs de la filière meunerie sur la qualité des certaines céréales produites en Algérie et des mauvais rapports commerciaux avec l'office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Cela avait amené le ministre de l'agriculture à redynamiser le cadre professionnel idoine pour organiser une concertation plus ciblée sur ce sujet.
Dans le même moment d'autres organisations professionnelles ouvrent de nouveaux fronts en fonction de leur perception sectorielle des opportunités et des menaces qui se présentent à elles. Après l'Union nationale des opérateurs pharmaceutiques (UNOP), qui considérait trop rapide le rythme imprimé par les pouvoirs publics au passage obligatoire à la production de médicaments au lieu de leur seul conditionnement, c'est l'Union professionnelle des industries de la mécanique et de l'automobile (UPIAM) qui monte au créneau.
Dans l'excellente émission télévisée de Canal Algérie “Synergie” du 27 avril 2010, les responsables de cette Union nous apprennent que la sous-traitance industrielle autour de la SNVI Rouïba peut servir d'exemple pour d'autres branches industrielles telles que les hydrocarbures, l'agro-alimentaire et même la mécanique de précision. Je ne peux m'empêcher de citer, dans cette atmosphère générale de sinistrose que partagent le mieux les Algériens, la réussite de la société SIMEME de Jijel qui fabrique des gammes de pièces mécaniques pour des entreprises agro-alimentaires telles que Danone, pour des groupes industriels de pneumatiques tels que Michelin et même des gicleurs de moteurs pour le groupe aéronautique européen EADS. Mais cela n'a pas empêché cette union professionnelle de mettre en avant, en toute sérénité, les difficultés bureaucratiques et bancaires auxquelles ses entreprises sont confrontées, notamment pour respecter les délais de livraison à leurs clients européens.
On verra probablement, en tout cas je le souhaite, les professionnels de la filière plasturgie exprimer leurs attentes pour renouer avec la croissance d'autant qu'en amont un vaste programme pétrochimique est en cours de réalisation.
En effet cette filière qui regroupe 600 entreprises et 10 000 salariés ne fonctionne pour le moment qu'à 30% de sa capacité installée de 275 000 t alors que la demande du marché explose.
Pour conclure on voit bien que les problèmes de l'entreprise sont variés et complexes. Leur traitement ordonné passe par l'instauration d'un dialogue social organisé et dual. A une coordination patronale (à mettre en place) la prise en charge des questions de politiques d'appui et de régulation fiscale, commerciale et bancaire, aux unions professionnelles dont il faut accélérer la structuration, les questions sectorielles. Mais apparemment c'est plus facile à dire qu'à faire.


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