Des sources fiables au niveau de la commune d'Arzew ont révélé l'existence, à travers la ville, de plus de 20 000 plaques professionnelles à usage publicitaire de différentes formes et dimensions, installées, illégalement et anarchiquement au niveau des entrées des immeubles ou autres lieux d'exercice, par les professionnels, à l'image des médecins, avocats ou autres entreprises privées. Cette frange des professions libérales, activant en marge des lois régissant le créneau publicitaire, ne s'est jamais acquittée des taxes et droits relatifs à l'utilisation des biens collectifs ou de l'espace public, dressant de véritables “frontons” indiquant la nature de leur profession. Pourtant, ajoutent nos sources, la loi est claire en ce sens, puisqu'elle indique, selon la discipline libérale pratiquée, les dimensions et même la couleur du métal de la plaque, sans pour autant préciser l'endroit de la pose. Certaines enseignes de profession, très inesthétiques, agressent la vue et dévalorisent le paysage, à l'image de cette plaque de dentiste qui “exhibe” une grosse molaire dégoulinant de sang ou celle de ce pharmacien qui montre dans ses “fresques” de mauvais goût un serpent aussi volumineux qu'un boa qui sort du cadre logo des pharmaciens. Même les grandes façades des bâtiments ne sont pas indemnes de ce fléau de la publicité anarchique.