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Bouteflika réclame l'argent promis par le G8
L'aide au développement à l'afrique tarde à venir
Publié dans Liberté le 27 - 06 - 2010

Dans son discours devant ses pairs, le chef de l'Etat a déploré que l'Afrique n'ait pas progressé encore plus vite parce qu'elle n'a pas reçu tout l'appui promis par ses partenaires du G8, même si certains ont respecté leurs engagements.
Faisant un constat sans complaisance des rapports existant entre le continent africain et le G8, le président Abdelaziz Bouteflika a estimé que “l'Afrique aurait pu progresser encore plus vite dans certains domaines si elle avait reçu tout l'appui qu'elle attendait et qui lui avait été promis”. Se basant sur les données fournies, il se réjouit que certains de “ses membres ont atteint, voire dépassé leurs engagements et méritent nos éloges”, tout en émettant le souhait que les “autres partenaires puissent également honorer rapidement leurs engagements”. Dans cet ordre d'idées, il explique que s'il est “relativement facile de mesurer en termes de pourcentage du PIB la performance d'un pays en matière d'aide publique au développement, l'exercice se révèle plus ardu quand il s'agit d'évaluer les apports aux initiatives spéciales lancées par plusieurs sommets du G8. Comment déterminer s'il s'agit véritablement de ressources additionnelles ou d'une simple réaffectation d'une portion des ressources de l'aide publique déjà budgétisée ?”
Bouteflika répond à cette interrogation à travers trois conclusions. Il aborde le volet de l'aide publique au développement de l'Afrique, en rappelant que le sommet de Gleneagles en 2005 avait promis de l'augmenter de 25 milliards de dollars par an à l'horizon 2010, mais cette augmentation, affirme-t-il n'atteindra, cette année, selon les chiffres de l'OCDE, que 7,6 milliards de dollars, soit 17,4 milliards de moins que le niveau décidé par le G8 à Gleneagles. Le Président signale “l'insuffisante adaptation de l'orientation de l'aide aux priorités du Nepad et des pays bénéficiaires. C'est ainsi, par exemple, que l'agriculture est le parent pauvre de l'aide. Ses infrastructures ont été négligées au motif que le secteur privé était le mieux indiqué pour y investir”.
Enfin, Bouteflika déplore l'impact négligeable que l'assistance a eu sur le développement des capacités nationales des pays bénéficiaires. Dans ce cas, il précise que “la conception de l'aide est otage des procédures et normes des pays donateurs, elle contourne les systèmes nationaux et contribue donc très peu au transfert de savoir-faire et au renforcement des institutions des pays récipiendaires”. Il estime ainsi que “l'aide publique au développement, pour être efficace et atteindre effectivement les objectifs qui lui sont assignés, a besoin d'être repensée de manière à l'adapter aux priorités du Nepad qui s'inscrit dans le cadre du développement du continent”.
Abdelaziz Bouteflika regrette également que d'autres questions fondamentales abordées par le partenariat n'aient pas connu d'avancée notable. Rappelant qu'en “matière de financement du développement, beaucoup d'espoirs étaient fondés sur l'expansion des exportations africaines et l'accès aux marchés des pays développés”, et “que ces ressources étaient censées remplacer progressivement l'aide publique au développement”, il fait le constat que “les négociations du cycle de Doha, des négociations commerciales multilatérales sont toujours dans l'impasse”. Quant aux investissements directs étrangers des pays du G8, le Président affirme qu'“ils n'ont pas atteint le rythme escompté, surtout, ils ont très peu contribué à la création de valeur ajoutée au profit des pays d'accueil en transformant sur place les ressources naturelles et les matières premières”. “Pour rompre avec sa marginalisation dans la conduite des affaires du monde, l'Afrique ambitionne légitimement de s'impliquer activement dans la gouvernance mondiale”, clame-t-il. Pour cela, Abdelaziz Bouteflika dit que “la tenue successivement cette année des sommets du G8 et du G20 est une opportunité pour réaffirmer notre appel à un élargissement du G20 qui prenne en compte les ambitions légitimes de l'Afrique”. Selon lui, “l'Afrique s'estime, à cet effet, en droit d'être représentée de manière juste et équitable au G20 à travers certains de ses membres afin qu'elle soit partie intégrante de ce forum qui a désormais la charge de la gouvernance mondiale et de participer pleinement à tous les processus de concertation, de négociation et de prise de décision”.
Aussi, le Président aboutit à la conclusion que l'évaluation du partenariat doit être un processus structuré qui permette un suivi régulier des résultats, des lacunes ou des retards. Il ajoute qu'il demeure “persuadé que nous pouvons revitaliser et donner encore plus d'efficacité à ce partenariat. Il nous faudra pour cela prêter l'attention nécessaire non seulement aux montants de l'aide fournie, mais aussi à la création des conditions de base d'un développement soutenu de l'Afrique, conformément à sa volonté de baser le partenariat sur l'égalité et les avantages mutuels”.


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