Le laboratoire spécialisé dans l'analyse ADN créé en 2004, a eu à établir 5 000 profils ADN représentant 3 500 affaires émanant des différents services de sécurité et du département de la justice. Ces profils ont permis d'élucider, à hauteur de 80%, les 3 500 affaires expertisées relevant de la criminalité violente et ordinaire, du terrorisme, ainsi que celles liées à l'identification des victimes des catastrophes et la détermination des liens de filiation dans le cadre pénal et civil, a révélé, hier, le directeur de la Police judiciaire lors de son intervention inaugurale du premier atelier de travail d'Interpol pour les pays de l'Afrique du Nord-Ouest, sur l'empreinte génétique. Il indique que sur le plan de l'entraide judiciaire sous l'égide d'Interpol, plusieurs commissions rogatoires internationales relatives à la détermination du profil ADN, provenant des autorités judiciaires de différents pays membres de l'organisation internationale de la police criminelle Interpol, ont eu lieu. Le directeur de la Police judiciaire annonce que la Dgsn compte, dans le cadre du programme de modernisation de ses structures, mettre en place un fichier automatisé de profils génétiques ADN. Ce fichier permettra, selon lui, une identification rapide et fiable des auteurs de crimes et délits, des victimes des catastrophes naturelles et des personnes inconnues et disparues. Il servira, en outre, à établir une expertise plus précise en matière, par exemple, d'établissement des rapprochements entre les scènes de crime et le renforcement de la coopération internationale, à travers l'échange d'informations entre le Bureau Central Interpol Algérie et la base de données relatives aux profils ADN de l'organisation internationale de police criminelle. L'atelier de travail qui a entamé ses travaux, hier, pour une durée de trois jours, à la direction de la Police judiciaire, a regroupé les experts de l'unité ADN de l'OIPC-Interpol avec les spécialistes représentant l'Algérie et le Maroc. Il a pour but le renforcement et la dynamisation de l'échange entre les pays de la région de l'Afrique du Nord-Ouest, le recensement des domaines d'intérêts communs ainsi que l'élaboration d'une stratégie en terme d'utilisation de l'analyse ADN, soutient le directeur de la Police judiciaire. “Le profilage ADN constitue un outil puissant et un élément pertinent de preuves criminalistiques, permettant d'accroître l'efficacité et l'efficience dans la lutte contre les différentes formes de criminalité”, dira M. Afani, tout en appelant les participants à œuvrer ensemble pour développer la police scientifique et technique.