L'Algérie ne sera pas présente à la Conférence internationale sur le terrorisme qui se tiendra dans les prochaines semaines à Paris. C'est Mme Sadia Benhabylès, qui devait y conduire une délégation avec des représentants des familles du terrorisme en Algérie, qui nous l'a déclaré. Pourquoi donc ce boycott ? tout simplement parce que la définition du terrorisme retenue par les organisateurs de ce rendez-vous, placé sous l'égide de l'Union européenne, fait l'amalgame entre terrorisme et combat des peuples pour leur indépendance. Selon Mme Benhabylès, les organisateurs comptent même, à l'occasion de cette conférence, faire intervenir une victime de l'attentat du Milk Bar en 1956 en Algérie. Pour Mme Benhabylès, cette femme est une victime civile de la guerre de Libération et non du terrorisme. L'Algérie, qui n'y participera pas pour ne pas cautionner l'approche européenne du terrorisme, avait pourtant deux messages à faire passer : à savoir une définition internationale du terrorisme qui ne fait pas l'amalgame entre lutte pour la libération et violence terroriste, un plaidoyer pour la création d'un fonds international d'IDE pour les victimes du terrorisme.