L'islamiste algérien, Bouâlem Bensaïd, est rejugé seul en appel à partir d'aujourd'hui et ce, jusqu'au 28 novembre, pour sa participation présumée à trois attentats commis à Paris en 1995, revendiqués par le GIA qui avaient fait huit morts et 200 blessés. Bensaïd a fait appel après avoir été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, en tant que complice pour les attentats des stations du métro express régional (RER) Saint-Michel (25 juillet, 8 morts, 150 blessés) et du Musée d'Orsay (17 octobre, 30 blessés) et en tant qu'auteur de celui perpétré devant la station de métro Maison-Blanche (6 octobre, 18 blessés). Smaïn Ali Aït Belkacem, jugé en même temps que Bensaïd en première instance et condamné comme auteur de l'attentat du Musée d'Orsay à la perpétuité, s'est désisté de son appel et ne sera donc pas rejugé.Si l'accusé comparaît pour les trois attentats, l'essentiel de l'intérêt de ce procès en appel reste l'examen de l'attentat le plus meurtrier de cette vague, celui de Saint-Michel pour lequel l'accusation a montré de larges failles lors du premier procès.Ni l'enquête, ni l'intervention de policiers, d'experts et de témoins durant le procès n'ont permis de prouver avec certitude la culpabilité de Bouâlem Bensaïd pour cet attentat. À l'occasion de ce nouveau procès, certaines questions trouveront peut-être enfin une réponse. Pourquoi Ali Touchent, personnage clé du dossier, n'a-t-il jamais été arrêté ? Il est donné pour mort, abattu dans un hôtel d'Alger en mai 1997. Mais les autorités algériennes ne l'ont fait savoir qu'en février 1998. Touchent, alias Tarek, apparaît à la croisée de tous les réseaux dès le début de l'enquête et pourtant échappe à plusieurs arrestations.