La désignation des nouveaux P/APC issus des dernières élections locales ne se passe jamais sans incidents. Hier, c'était dans la petite bourgade de Baba-Hassen de vivre le même scénario. En effet, le maire désigné par le wali-délégué de Draria, Abdelkader Kalkal, “est un repris de justice", dénoncent des citoyens qui ont fermé le siège de l'APC durant toute la matinée d'hier. “Le maire désigné (élu PT, ndlr) est poursuivi en justice depuis le 23 novembre 2009 pour mauvaise gestion et les affaires sont toujours en cours", a informé un jeune rencontré sur les lieux. Ces jeunes dénoncent aussi “l'interdiction d'accès à 9 élus de l'APC par les services de sécurité" au siège de l'APC où s'est déroulé le vote. Une information que confirmeront des militants du MPA interrogés sur le sujet. “La loi doit être respectée", insistent-ils en s'en prenant au wali-délégué, accusé dans une déclaration d'avoir “violé la règle des 35% en nous interdisant d'assister au vote." Ces élus sur la liste du parti d'Amara Benyounès soulignent que leur parti a glané 36,82% des voix, ce qui le place, a-t-il ajouté, en première position. Avec 7 sièges pour le MPA, 5 pour le PT, 5 pour le FLN et 2 pour le RND, les résultats du premier vote entre élus ont donné 9 voix pour le MPA tandis que les autres se sont opposés à la désignation de la tête de liste du MPA. Après alliance entre le PT et le FLN, la tête de liste du PT, Mustapha Agrab, a eu 10 sièges sur les 19 que compte l'assemblée. “Nous interpellons le ministre de l'Intérieur et le wali d'Alger afin de faire appliquer la loi et mettre fin à cette violation des lois de la République", soulignent, d'autre part, ces élus qui assurent que “l'article 80 de la loi organique n°12-01 du 12 janvier 2012 relative au régime électoral précise que le parti qui a eu plus de 35% est désigné de fait à la tête de l'APC". M M