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Son parti a organisé hier une journée parlementaire sur la loi de finances 2014 Abderrazek Makri démontre par les chiffres l'échec de la politique de Bouteflika
Abderrazek Makri, président du Mouvement pour la société de la paix (MSP) a dressé, hier, un sévère réquisitoire contre la politique imposée au pays par le président Bouteflika, depuis 1999 à ce jour. Selon lui, si on ne met pas un terme, et dans les plus brefs délais à l'ensemble des orientations politiques, économiques et sociales dictées par Bouteflika, le pays risque d'aller tout simplement à la dérive ! Hasard du calendrier ou réaction calculée, la sortie du chef du parti islamiste intervient bizarrement quelques jours seulement après l'annonce faite par le Premier ministre à l'occasion de sa visite, mercredi dernier à Sidi Bel-Abbès, concernant sa préparation d'un bilan des réalisations de l'Etat 1999 à 2014, soit les 15 années de règne de Bouteflika. D'ailleurs, M. Makri n'a pas manqué cette occasion d'épingler Abdelmalek Sellal qu'il accuse de "dire une chose et son contraire" depuis qu'il a été désigné à son poste. "Franchement, je suis étonné d'entendre le Premier ministre qui, à chacune de ses sorties, déclare qu'il faut revoir la politique économique de ce pays. C'est à croire qu'il sort de je ne sais quel camp d'opposition. Mais, paradoxalement, il a toujours loué les mérites de la gouvernance de Bouteflika", s'est étonné M. Makri, avant de passer en revue les "échecs" successifs et dans tous les domaines. M. Makri, qui s'est exprimé à l'issue d'une journée d'étude sur la loi de finances 2014, organisée à l'Assemblée par le groupe parlementaire de son parti, a tenté de démontrer par "a + b" que toutes les orientations économiques, menées durant les trois mandats de Bouteflika, ont été des "échecs" patents. Il étaye ses propos : "L'Algérie est à la traîne dans tous les domaines dans les classements mondiaux." Il citera, entre autres, le domaine de la corruption dont le classement mondial donne l'Algérie 152e sur les 182 pays. Selon M. Makri, l'Algérie serait même dépassée par les pays les plus pauvres d'Afrique, y compris en termes d'infrastructures de base souvent mises en avant par le gouvernement pour vanter les mandats de Bouteflika. L'Algérie occupe la 106e place dans le classement mondial des pays disposant d'infrastructures de base, assène encore le chef du MSP, qui déplore que notre pays ait dépensé des sommes inimaginables dont les 12 milliards de dollars pour la réalisation de l'autoroute Est-Ouest et plus de 120 milliards de dollars pour les voies ferrées. Des projets toujours inachevés, selon lui. Le gouvernement, qui brandit la menace de la stabilité du pays pour contenir la colère des citoyens et, par ricochet, pérenniser l'actuel pouvoir, le chef du MSP, dont le parti, il faut le rappeler, a participé aux gouvernements désignés par Bouteflika durant ses deux premiers mandats, voire même au début du troisième, veut, désormais, casser ce "tabou". Et de poursuivre : "Aujourd'hui, il n'est plus utile de tenter de faire peur à l'opposition en brandissant l'épouvantail de la stabilité du pays. Non, je regrette ! S'il faut déstabiliser le pays pour mieux le construire ensuite, pourquoi pas ?" Il cite, à ce sujet, les exemples de certains pays européens, de la Corée du Sud et de la Turquie, qui, rappelle-t-il, ont été carrément anéantis, avant d'être vite et formidablement reconstruits. F. A Nom Adresse email