Le rideau est tombé, mardi dernier, sur la 5e édition du Festival international du théâtre professionnel de Béjaïa, après une semaine d'animation culturelle dédiée au 4e art. La cérémonie de clôture, qui s'est déroulée dans la grande salle de la maison de la culture Taos-Amrouche de Béjaïa, en présence d'une foule nombreuse, a été agrémentée par une soirée musicale des plus attrayantes, animée par l'Orchestre symphonique national d'Alger que dirige le maestro Rachid Saouli. Une ambiance festive a manifestement emballé l'assistance qui s'est régalée des prestations musicales d'une dimension universelle, à l'image de la célèbre œuvre du compositeur italien Giuseppe Verdi. D'autres morceaux puisés du terroir national, notamment du chaâbi et de la musique kabyle, ont fait vibrer la salle sous des airs mélodieux de l'orchestre professionnel comptant quelque soixante-dix artistes chevronnés. Le grand chanteur kabyle Djamel Allam n'a pas manqué, pour sa part, d'égayer cette soirée artistique, à travers ses deux chansons Ur-trugh (Ne pleure pas) et Djawhara, avant que la troupe Anzar d'Ighil Ali ne prenne le relais avec ses chansons révolutionnaires, lesquelles ont bercé le public béjaoui. À noter qu'en plus des dizaines de spectacles ayant animé ce festival, un colloque scientifique sur l'histoire du 4e art, auquel ont pris part d'éminents chercheurs universitaires et autres spécialistes en la matière, a été organisé les 2 et 3 novembre derniers à l'hôtel Cristal de Béjaïa. Même si de l'avis du commissaire du festival, cet événement d'envergure internationale a connu une réussite totale, et pourrait faire de Béjaïa une nouvelle destination internationale incontournable du théâtre, il n'en demeure pas moins que la majorité des observateurs interrogés à l'issue de cette cérémonie de clôture, était unanime à déplorer que "du point de vue organisationnel, cette édition est un échec". C'est ce que nous confirmera, d'ailleurs, le dramaturge Djamel Dekkar, ancien directeur du Théâtre régional de Batna. Lors d'une conférence de presse animée mardi dernier, Omar Fetmouche, directeur du théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa et commissaire du festival, a tenu à rassurer les journalistes présents que la prochaine édition sera meilleure, affirmant qu'elle aura un caractère académique avec une commission du jury qui aura la mission de superviser et évaluer toutes les représentations. K O Nom Adresse email