Modeste, disponible, accessible, ce fils de Taghit (daïra de Tkout) est un Auressien type –sans la caricature mais par le cœur–. Partisan du silence et de l'efficacité, de la force de la proposition, l'auteur de «Moumna» évoque son recueil de poèmes et ses projets, ainsi que son parcours dans le monde des mots. Liberté : Vous êtes connu dans votre village, mais vraiment ailleurs, alors pourriez-vous nous en dire davantage sur vous ? Beaucoup comme vous ont vécu le déchirement, c'est-à-dire être arraché à son village ou douar natale, pour élire domicile dans une ville, sans repères, dévoreuse comme vous dites, Batna en l'occurrence. Puis vint la période de l'université. Vous avez fait celle de Constantine, et d'ailleurs, beaucoup de chaoui de votre génération en disent du bien. Pourquoi ? Les premiers poèmes c'était à cette époque-là ? Puis vient une longue période de silence. Parlez-nous de votre recueil de poèmes «Moumna» ? Et demain ? R H Nom Adresse email