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Échec à la manœuvre
Publié dans Liberté le 01 - 04 - 2004

Non, Bouteflika n’est pas allé, hier, à Tizi Ouzou, en quête de suffrages des électeurs de Kabylie. Il y est allé pour booster la campagne dite “antivote�, pourvoir en carburant les partisans du boycott du scrutin du 8 avril.
Qu’est donc parti faire Bouteflika à Tizi Ouzou ? Faire campagne, nous dit-on. Autant dire prêcher dans le désert. Il sait — il savait ! — et mieux que quiconque, qu’un lourd contentieux l’oppose à la population de cette région et qu’elle allait forcément le lui rappeler avec la hargne que lui inspire, encore à ce jour, les blessures indélébiles et les humiliations qu’elle a subies depuis le printemps 2001 du fait de Bouteflika et de sa politique d’émir. Il était donc convaincu que sa seule présence dans cette ville allait mettre le feu aux poudres. En attestent les impressionnants renforts policiers que son ami Zerhouni a dépêchés la veille, comme pour signer la provocation.
Non, Bouteflika n’est pas allé, hier, à Tizi Ouzou, en quête de suffrages des électeurs de Kabylie. Si tel était l’objet de sa visite, il aurait pu trouver, en bon chantre de “la réconciliation nationale�, la force, la sagesse et l’humilité de commencer par demander pardon, ne serait-ce que par hypocrisie électorale, aux victimes de ses violences en tous genres. Cela lui aurait été comptabilisé, à tout le moins, comme une tentative d’apaisement — peu importe qu’elle fut électoraliste. Cela aurait également servi à enlever audit contentieux un peu de son caractère définitif qu’il est en passe de prendre.
Mais, manifestement, ce n’était pas là le souhait de Bouteflika. “Vous avez la tête dure ? Moi aussi !�, s’est-il écrié lors de son meeting tenu sous haute surveillance, pendant que, dehors, des groupes de jeunes tentaient déjà de réinstaller la ville dans une atmosphère d’émeutes et la Kabylie dans une logique de rejet de l’élection présidentielle.
C’est donc bien cela que recherchait Bouteflika : booster la campagne dite “antivote�, pourvoir en carburant les partisans du boycott du scrutin du 8 avril par la relance des hostilités entre lui-même et les jeunes Kabyles dont il savait, pour les avoir réprimés puis déchus de leur droit à la réparation, qu’ils étaient disposés à en découdre pour se faire justice. Un tel dessein, pensait-il, rendait sa présence physique à Tizi Ouzou nécessaire et suffisante, dès lors que la virée d’Ouyahia et celle d’Aboudjerra Soltani dans la même ville n’avaient pas suffi à faire replonger celle-ci dans le chaos escompté. Et la sortie triomphale de Saïd Sadi à Béjaïa et à Bouira achevait de donner un caractère d’extrême urgence à la descente du président-candidat en personne sur “le terrain des opérations et de la manœuvre�.
Mais il était écrit que Bouteflika allait, une fois de plus, repartir bredouille de la Kabylie : l’hostilité qui lui a été manifestée, hier, était surtout celle de Tizi Ouzéens acquis à l’option de la participation au vote du 8 avril. Ils étaient là juste pour lui montrer la porte de sortie…d’El Mouradia.
S. C.


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