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"La tendance des prix du pétrole est incertaine"
Abdellaoui Boubekeur, consultant et expert en énergie, à "Liberté"
Publié dans Liberté le 18 - 06 - 2015

Abdellaoui Boubekeur s'est exprimé sur plusieurs sujets touchant le secteur de l'énergie comme la chute des prix du pétrole, la problématique énergétique en Algérie, les nouvelles nominations à Sonatrach, ou encore le maintien des quotas de production de l'Opep.
Comme chacun le sait, la chute des prix du pétrole inquiète les pays exportateurs lesquels subissent l'effet direct de cette baisse inattendue. "Avec des revenus annuels de 60 milliards de dollars, la compagnie pétrolière assure 60% du budget de l'Etat et 97% des recettes extérieures de l'Algérie. Les cours du pétrole ne cessent de plonger. Ces cinq derniers mois, ils ont perdu près de 50%. Le baril a rejoint les 60 dollars alors qu'il en valait 115 en juin dernier", dira M. Abdellaoui. Pour lui, "l'impact est positif uniquement sur les pays africains qui n'ont pas de pétrole et qui doivent importer des produits pétroliers, leur facture étant moins élevée. Mais il est évidemment négatif sur les pays exportateurs de brut, puisqu'ils le vendent à moitié moins cher qu'au mois de juin dernier. Ce sont autant de devises en moins pour équilibrer les budgets ou pour importer des produits de première nécessité dans les pays qui n'ont pas diversifié leur économie du pétrole, comme l'Algérie qui dépend à 98% des hydrocarbures".
Revenant sur les quotas de production maintenus dernièrement par l'Opep, Abdellaoui Boubekeur dira que l'Opep n'a rien fait pour les pays africains. "Le pari de l'Arabie saoudite, c'est que la baisse des prix finisse par décourager ceux qui produisent du pétrole plus cher qu'elle.
La pétromonarchie a besoin de 30 dollars pour produire un baril, soit la production la moins chère au monde. En plus, certains pétroles non conventionnels risquent de ne plus être rentables à moins de 70 dollars comme les pétroles de schiste aux Etats-Unis, les sables bitumineux du Canada, les nouveaux champs pétroliers en mer très profonde du Brésil, les nouveaux gisements de pétrole de schiste en Russie ou dans l'Arctique."
M. Abdellaoui poursuit en avançant que la tendance que suivront les prix du pétrole au cours des cinq prochaines années est incertaine.
Afin d'évaluer les répercussions financières de la baisse des prix du pétrole, les pays occidentaux importateurs de pétrole, comme la France, bénéficient de la baisse des cours à plusieurs titres. La baisse des cours du pétrole peut menacer certains investissements très coûteux et par là même les approvisionnements à moyen terme. Aux Etats-Unis, les compagnies pétrolières n'ont pas été dissuadées d'investir par la chute des cours. Dans certaines régions, la productivité a augmenté notamment grâce à la réduction de la durée des forages, et le coût d'extraction du baril d'huile de schiste n'excède pas 50 dollars. Mais certaines compagnies ont annoncé qu'elles feraient moins de forages en 2015. C'est le cas du Venezuela, du Nigeria, de l'Irak, de l'Iran, de l'Algérie et de la Libye, où "le prix d'équilibre" pour boucler le budget se situe très au-dessus de la barre des 100 dollars le baril. De son avis, "l'Arabie saoudite cherche à maintenir des prix bas pour dissuader la Russie et la Chine à investir dans leurs réserves de pétrole de schiste, plus coûteux à exploiter.
C'est un mauvais coup pour la transition énergétique, la chute des prix du brut, qui tire aussi vers le bas ceux du gaz, peut dissuader les gouvernements et les industriels de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables (éolienne, solaire, etc.) devenues moins compétitives".
À propos des nouvelles nominations à Sonatrach, notre interlocuteur dira que "cette vague de changements n'est pas annonciatrice d'une nouvelle orientation économique, juste une rotation sans grande conséquence sur la politique du gouvernement puisque l'Algérie dispose actuellement de réserves de changes estimées à 195 milliards de dollars. De toute façon, Sonatrach sera confrontée à plusieurs dossiers dont celui de l'exploitation du gaz de schiste, la baisse du prix du pétrole... N'oublions pas que la balance commerciale s'est dégradée parce que cette détérioration est liée au recul des exportations des hydrocarbures de plus de 42%, selon le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). En une année, le taux de change moyen du dinar par rapport au dollar est passé à 93 DA à la fin mars 2015, contre 78 DA en 2014, selon les chiffres de la Banque centrale. D'une façon générale, cela ne sert à rien du tout de changer des personnes si on ne change pas les décisions politiques en matière de stratégie énergétique dans notre pays et de l'acceptation d'un débat national avec des experts nationaux indépendants sur la problématique énergétique d'une façon globale à moyen et long terme pour la préservation de notre environnement en eau et en air".
S'agissant de la production de l'électricité à partir du nucléaire en Algérie, le consultant avance que "l'énergie nucléaire est une des sources énergétiques qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, et on aurait souhaité que l'Algérie développe davantage son programme nucléaire à des fins pacifiques pour renforcer le programme d'électricité de l'ensemble du territoire national. Des ressources humaines compétentes existent, reste uniquement la volonté politique de suivre ces projets ambitieux qui garantissent la survie de notre pays en matière énergétique".
Il ajoutera que "la technologie électronucléaire permettra de couvrir une bonne partie du territoire algérien en matière d'électricité en THT".
Il parlera, enfin, d'un programme de puissance en matière d'énergies renouvelables. Pour lui, "le gouvernement algérien a adopté fin février 2015 son programme de développement des énergies renouvelables 2015-2030. Une première phase du programme, démarrée en 2011, avait permis la réalisation de projets-pilotes et d'études sur le potentiel national. Reste le programme qui devra préciser les objectifs d'installations à long terme à savoir puissance en solaire photovoltaïque, puissance en éolien, puissance en solaire thermodynamique (CSP), puissance en biomasse (valorisation des déchets), puissance en cogénération et puissance en géothermie. Ce programme devra permettre à l'Algérie de produire au moins 27% de son électricité à partir des énergies renouvelables d'ici à 2030, afin d'épargner ses réserves en gaz.
Le groupe Sonatrach devra investir également dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables, à savoir les centrales électro-solaires, dont des centrales photovoltaïques, des centrales hybrides, des centrales solaires thermiques et des centrales éoliennes, qui devraient être installées pour une efficacité optimale dans les wilayas d'Adrar, d'El-Oued et de Béchar".
N. B.


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