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“Plus de 1 000 stations-service risquent de fermer”
M. Houache, Président d'Uniprest, à Liberté
Publié dans Liberté le 26 - 01 - 2005

Dans cet entretien, le premier responsable de cette union représentant les investisseurs et promoteurs de relais et stations-service indique que la plupart de ces dernières sont déficitaires. Il expose les raisons pour lesquelles le développement de la distribution de GPL carburant dit Sirghaz est freiné.
Liberté : Quel est le poids de votre organisation ?
M. Houache : En 1986, le réseau de distribution des carburants en Algérie ne comptait aucune station-service privée. Actuellement, plus des deux tiers des stations dont dispose le pays sont privées, soit 1 200 stations non étatiques sur 1 700. La plupart des propriétaires de ces stations sont adhérents à l'Uniprest. Il convient de signaler que le programme du gouvernement de l'époque avait lancé un programme de construction de 1 000 stations entre 1980 et 1986. En 1986, les pouvoirs publics ont décidé d'ouvrir le secteur. L'Etat a commencé à attribuer à partir de 1990 des terrains aux investisseurs privés dans le créneau. Il a fourni des équipements tels que les volucompteurs et des prêts bancaires pour les promoteurs de projets de réalisation de stations-service. C'est ainsi que de nouvelles stations-service ont vu le jour. L'investissement, dans ce créneau, était quasiment privé. Les opérateurs privés firent leurs premiers investissements dans les stations-service. Dans le cadre du projet de réalisation de 1 000 stations, il y eut de 1986 à 92 la réalisation de 600 nouvelles stations privées. Au total, le secteur privé représente plus des trois quarts des quantités distribuées, essence et GPL, à l'échelle nationale, à savoir 6,5 millions de mètres cubes de carburant annuellement.
Comment avez-vous accueilli la récente augmentation des prix des carburants ?
En 1994, on a fait des études sur la rentabilité de ces stations-service. Elle a conclu que les marges fixées pour les stations-service sur le litre d'essence sont insuffisantes. Qu'on se rappelle, en 1980-1982, le prix de l'essence était de 1,20 dinar, et la marge de 12 centimes (10% du prix). Jusqu'en 1994, les prix de l'essence ont augmenté, mais les marges fixées aux stations-service n'ont pas évolué. En 1994, il y a eu une grève d'une semaine des stations-service sous la conduite de l'UGCAA, on a obtenu une hausse. La marge est passée de 10 à 35 centimes. En 1998, l'augmentation a porté la marge à 65 centimes pour le gasoil et 75 centimes pour les essences. Les prix et les marges sur les carburants sont alors gelés (de 1998 jusqu'à la récente augmentation). Une étude sur la question en 2001 a montré que les charges ont beaucoup augmenté depuis : hausse des impôts puisque calculés sur le chiffre d'affaires qui évolue en fonction du prix de l'essence, augmentation des tarifs de l'électricité, nouvelles taxes sur l'environnement, salaire minimum porté de 4 000 à 10 000 dinars, induisant un relèvement des marges. Une commission interministérielle composée en particulier des départements des Finances, du Commerce et de l'Energie a planché sur la question. Elle a conclu que la marge minimum en 2001 était de 1,50 dinar. Une récente commission composée des mêmes départements à laquelle a été associée l'Uniprest s'est accordée à ce que la marge minimum soit en 2004 de 2 dinars pour les stations-service. Dans les pays les plus pauvres d'Afrique, cette marge est l'équivalent de deux dinars. Les pouvoirs publics ont décidé en augmentant récemment les prix des carburants d'accorder une marge de 1,25 dinar pour les stations-service sur le litre d'essence normal, super et sans plomb (augmentation de 50 centimes), 1,10 dinar pour le gasoil (hausse de 40 centimes).
Ces marges sont-elles suffisantes pour les stations-service ?
Pas du tout. L'Uniprest a constaté que les stations qui distribuent moins de 10 000 litres/jour sont toutes déficitaires. Celles de plus de 20 000 litres/jour sont dans une meilleure situation financière. Or, la première catégorie représente 80% des stations-service du pays.
Faut-il alors de nouveau augmenter les prix des carburants, une mesure qui reste impopulaire ?
Il n'y a, à mon sens, que deux solutions : soit augmenter de manière graduelle les prix des carburants, soit maintenir les prix des carburants à la pompe tout en réduisant les taxes sur ces produits (c'est ce qu'a proposé le ministère de l'Energie). Geler les prix pendant des années entraîne des augmentations importantes des prix, brutales, difficilement supportables pour les automobilistes et autres usagers.
Les mesures actuelles sont-elles incitatives à l'investissement dans la réalisation de stations-service distribuant le GPL carburant ?
Les équipements sont chers. Il faudrait que la marge sur ce carburant soit de 2 dinars, 2,50 dinars par litre à la pompe pour encourager l'investissement. Les taxes et les droits de douane sur les kits devront être substantiellement réduits. L'utilisation du GPL carburant (produit moins cher et moins polluant) sera aussi encouragé par un accompagnement bancaire des promoteurs de projets de stations-service équipées pour distribuer le GPLC. Que l'Etat régule de façon à ce que les concessionnaires prévoient dans les véhicules neufs, au moins pour une part, l'équipement GPLC.
N. R.


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