L'administration du département de droit et des sciences politiques de l'université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira est sortie de son mutisme, afin d'appeler les étudiants à la sagesse, tout en s'inquiétant des répercussions de la grève initiée par les étudiants. Ces derniers, rappelons-le, sont en grève depuis le 4 février, afin de réclamer la tenue d'une deuxième session du conseil d'orientation pédagogique, organisé au mois de décembre 2016. Ainsi, dans un communiqué rendu public, le rectorat prévient du risque d'une année blanche, qui commence sérieusement à planer sur les étudiants. Le même document précise que l'ensemble des revendications soulevées par les étudiants a été pris en charge. Ces dernières consistent essentiellement en la mise en place d'une commission de recours, ayant pour objectif d'étudier les réorientations opérées auprès des étudiants en master 1 et 2, ainsi que l'élaboration d'une commission mixte visant à étudier les cas de certains étudiants ayant été exclus. Néanmoins, cet appel a peu de chances d'être entendu, à en croire certains étudiants grévistes qui soutiennent que l'administration joue à un double jeu vis-à-vis d'eux. Par ailleurs, il y a lieu de noter que les étudiants du département de langue et culture amazighes (DLCA) ont également débrayé dans le but de demander plus de sécurité au sein de l'université. En outre, les étudiants en génie biomédical en 2e et 3e années, master 1 et 2, entament leur deuxième semaine de grève. La raison invoquée par les 150 étudiants est la demande de la reconnaissance officielle des diplômes délivrés par leur département. "Nos diplômes ne sont pas reconnus par la fonction publique", affirment les étudiants grévistes. R. B.