Ce projet a été rendu nécessaire en raison des problèmes de la circulation lors des heures de pointe et de la topographie du relief caractérisé par des ruelles étroites et souvent accidentées. Présenté lors d'un point de presse donné hier au siège de la Sûreté de la wilaya d'Alger par le commissaire Djamel Ammour chargé des études et synthèse, le projet des brigades cyclistes polyvalentes a été initié par le patron de la Surêté de la wilaya d'Alger, même si l'idée et la pratique remontent au début des années 1970. Son mérite revient au fait qu'il était devenu nécessaire, depuis quelque temps, d'adapter les nouveaux dispositifs aux mutations de l'environnement urbain dans la capitale, qui a connu ces dernières années une évolution alarmante de la population, du parc automobile et une recrudescence inquiétante de la délinquance. En somme, c'est un nouveau mécanisme de prévention et de lutte contre la petite et moyenne délinquance, les troubles de tous genres à l'ordre public ainsi que la délinquance routière, entrant dans le cadre du réaménagement et l'élargissement du champ d'action des services de police de la wilaya d'Alger. Ainsi, la création des brigades cyclistes polyvalentes vise à assurer une meilleure prise en charge des espaces et endroits couverts de la capitale, notamment dans les quartiers où l'intervention des services de sécurité par les moyens classiques demeure difficile. Ces brigades sont chargées d'assurer la surveillance permanente des endroits et lieux publics, participer à la lutte contre l'insécurité routière, lutter contre la délinquance sur la voie publique, en particulier la petite et moyenne délinquance, au moyen d'une logique des initiatives pour faire face à l'activité criminelle, à savoir les vols à la roulotte, à la sauvette, à la tire et les autres formes d'agression. De même qu'elles sont censées apporter un soutien aux services d'ordre, lors des embouteillages, lutter contre le vagabondage, la mendicité, les malades mentaux et dangereux et les animaux errants, veiller à la tranquillité publique et réduire le sentiment d'insécurité au sein de la population par une présence visible, effective et dissuasive, effectuer les interpellations en flagrant délits, soutenir les différentes actions de proximité et de sensibilisation lancées par la SWA (stupéfiants, violence urbaine, dangers de la route, mineurs en danger moral et physique et effectuer des patrouilles selon la technique d'ilotage à travers l'ensemble des circonscriptions). Implantées au niveau des Sûretés de daïra, elles seront rattachées organiquement aux sections de sécurité publique. La brigade cycliste est encadrée par un officier de police de l'ordre public et constituée de groupes cyclistes dont le nombre est fixé en fonction des sûretés urbaines de la circonscription administrative. À son tour, chaque groupe est scindé en trois équipes de travail. L'équipe est composée de trois patrouilles qui évolueront en paire, en tenue adaptée avec un déplacement fréquent à vélo dans toutes les circonstances (été et hiver). Quant à la composante humaine, elle est sélectionnée parmi les fonctionnaires de l'actif, des éléments jeunes (entre 20 et 30 ans) et devant jouir au préalable d'une formation spécifique de conduite, en collaboration avec la Fédération algérienne de cyclisme, en plus d'une formation similaire à celles des Gmac. Les missions de ces brigades revêtent une double vocation préventive et répressive à la fois. La mise en application du dispositif consiste en la mise en œuvre d'une opération pilote de six mois avec une centaine d'éléments. Trois pools seront constitués au niveau de trois sûretés de daïra du centre de la capitale (Bab El-Oued, Sidi M'hamed, Hussein-Dey) dont l'objectif est de généraliser l'opération, après évaluation des résultats à l'ensemble des sûretés de daïra de la wilaya d'Alger, soit 13 circonscriptions administratives. Chaque sûreté de daïra sera dotée d'un pool composé de deux groupes et chaque groupe scindé en cinq patrouilles de 3 à 4 éléments. Une fois l'opération pilote mise en service, un apport humain et matériel rationnel sera opéré, en fonction des besoins. Dans une deuxième étape, il y aura constitution de 13 pools composés chacun d'un nombre de groupes selon le nombre de sûretés urbaines et chaque groupe sera scindé en trois équipes, lesquelles seront composées de trois patrouilles de deux éléments. À savoir que chaque équipe doit être dotée d'un émetteur-récepteur du type kit mains libres. Le lancement de ce projet verra le jour dès que les conditions de mise en service seront réunies, sachant que les agents triés subissent actuellement une formation. Le conférencier devait expliquer, enfin, que ces brigades constituent une force mobile, souple, polyvalente et dynamique dont les objectifs visent à atténuer le problème de la circulation dans la ville, consolider l'action de proximité, de sécurisation et de surveillance, outre la prévention et la lutte contre la petite et moyenne délinquance. Une initiative louable à inscrire à l'actif du chef de sûreté de wilaya, dont les différents programmes, tel le dernier plan de circulation à l'occasion du Sommet arabe, ont donné des résultats efficaces. A. F.