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"Dans ce livre, il est question d'amour"
Rencontre autour de l'ouvrage "Mohammed Dib, un écrivain de lumière"au Sila
Publié dans Liberté le 04 - 11 - 2017

L'écrivain Yahia Belaskri, les poètes Amin Khan et Hubert Haddad ont animé une rencontre au stand Sédia (éditeur du recueil) pour parler de cet "écrivain de l'éblouissement" dont "l'écriture lumineuse" a "traversé" plusieurs auteurs.
Les éditions Sédia qui mettent à l'honneur des écrivains algériens, viennent de publier un ouvrage collectif intitulé "Mohammed Dib, un écrivain de lumière". Réalisé sous la direction de l'écrivain Yahia Belaskri, ce livre a réuni une quinzaine de contributeurs, entre poètes, universitaires, auteurs... qui ont écrit des "textes intimes" sur l'écrivain. Afin de présenter ce nouveau-né fort intéressant, une rencontre a été organisée dans le cadre du 22e Salon international du livre d'Alger (Sila), au stand de l'éditeur, et ce, en présence de Yahia Belaskri, Amin Khan et Hubert Haddad.
Lors de cette rencontre modérée par la journaliste Sara Kharfi, les intervenants sont revenus sur la naissance de "Mohammed Dib, un écrivain de lumière", sa poésie ainsi que l'impact de ses œuvres sur leur écriture. Questionné sur la publication de cet ouvrage, Belaskri a indiqué que "c'est une idée des éditions Sedia, qui met à l'honneur quelques écrivains algériens, notamment un ouvrage sur Assia Djebar. Au début, j'ai eu quelques hésitations car je n'ai pas eu la chance de connaître Dib personnellement. Je l'ai rencontré à sa mort, paradoxalement le décès m'a amené à Dib". Alors, il a "accepté pour ce recueil. Et me suis dit que c'est là que je vais le rencontrer". À cet effet, l'écrivain a "redécouvert" Mohammed Dib, et ce,en lisant un "certain nombre de ses œuvres". "Enfant, j'ai lu la trilogie algérienne, mais pas les autres." D'ailleurs, grâce cet ouvrage, l'orateur a annoncé avoir eu "l'occasion de découvrir sa poésie, qui a été réunie aux éditions ‘La Différence'". Pour la réalisation du recueil, il a précisé avoir fait appel à des "amis" romanciers, poètes, universitaires. "Je leur ai dit : vous avez été amoureux de Mohammed Dib. Alors, nous allons écrire Dib. Il est question d'amour", a-t-il souligné. Et d'ajouter : "Il est question d'aimer cet homme, cet écrivain, son œuvre. Il n'est pas question de faire œuvre d'universitaires ou d'experts. Nous sommes des écrivains et poètes, et nous avons chacun exploré un côté sensible de Dib."
Sur le choix du titre "Ecrivain de lumière", Yahia Belaskri a répondu : "Je me revendique de la lignée de Kateb et Dib, c'est grâce à eux, que je suis aujourd'hui écrivain. La lumière car cet homme est lumineux. Quand nous lisons ses textes, la lumière revient souvent." Et de renchérir à ce propos : "Quand j'ai fait appel à mes amis, je ne savais pas ce qu'ils allaient proposer. Je leur ai demandé votre perception de l'écrivain et de son œuvre, et j'ai constaté que cette question de lumière traverse tous les textes. C'est évident que tous ces créateurs étaient traversés par la poésie de Dib."
Pour sa part le poète Amin Khan estime avoir écrit un "texte un peu bizarre" intitulé "Au café avec un poète de la cité des Anges". "Dib est avant tout un poète. La poésie à mon sens c'est le fond de notre humanité. La poésie dans sa forme écrite exprime notre rapport au monde, notre rapport aux autres, et notre sensibilité au monde et aux autres", a-t-il confié. Et de poursuivre : "Des grands écrivains comme Kateb et Dib, on reconnaît dans leur écriture romanesque, le fait que ce sont des poètes y compris sur le point littéraire." Car, Dib, à un certain âge, a exprimé "une grande liberté qui est à l'essence de ce qu'il est dans son écriture, cette marque de la capacité à être libre sous cette forme-là, pour moi c'est une confirmation de sa qualité primordiale de poète". Selon M. Khan, Mohammed Dib, le poète, "pouvait écrire de différentes façons, il pouvait produire un impact poétique. La trilogie algérienne est l'émergence d'un discours des Algériens à une époque où ils étaient inaudibles, à mon sens c'est un acte politique majeur". Tout en concluant au sujet de Kateb et Dib : "Pour moi ce sont les phares de la littérature algérienne, et de l'Algérie." Interrogée sur le plan de la langue et du style, l'écrivain Hubert Haddad a soutenu que "c'est un écrivain qui a vécu le drame de la colonisation, elle se présentait comme une conscience, la conscience d'un poète". Tout en précisant : "Un écrivain n'est pas un serviteur, il n'a qu'une seule aspiration, la liberté pour tous. Le poème s'est manifesté dans toutes ses œuvres, même dans ses romans." Durant son intervention, il a appuyé le fait que "Dib aurait pu être célébré par des écrivains majeurs mais il est relativement connu en France, ça c'est les travers de l'édition de la francophonie c'est dommageable, car c'est un écrivain de langue française et qui peut avoir une incidence fondamentale sur la culture de l'époque", et ce, tout en le qualifiant comme un "écrivain de l'éblouissement". Pour les trois acolytes, ayant contribué à travers ce recueil à faire "revivre" Dib. "Il faut aller vers sa littérature", car "c'est un écrivain toujours à découvrir. Son œuvre littéraire est importante, et on ne pourra jamais achever sa lecture". Tout en concluant : "On continuera à écrire sur Mohammed Dib, car on aura jamais épuisé son mystère."
Hana Menasria


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