Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) tient son 5e congrès ordinaire, qui coïncide avec le 29e anniversaire de sa création, à partir d'aujourd'hui, et ce, jusqu'à samedi, à l'hôtel Hilton, à Alger. Un congrès, à vrai dire, pas tout à fait ordinaire, puisque le parti procédera à "une révision, en profondeur, de ses statuts, ainsi qu'à la mise en place de mécanismes pour une meilleure implication des structures de base dans la prise des décisions ; la consolidation du rôle des jeunes et des femmes dans l'action et la réflexion et la création d'un cadre de réflexion et d'action collectives pour les élus locaux". Et c'est à travers les précongrès régionaux, pendant le mois de janvier de l'année en cours, que le RCD a élaboré ce "programme novateur et audacieux", en ouvrant le débat et la réflexion aux militants du parti. C'est ainsi que le Rassemblement se dote désormais de conseils de wilayas en lieu et place de conseils régionaux. L'article 17 de l'avant-projet des nouveaux statuts du parti, dont Liberté détient une copie, prévoit, en effet, que "le conseil de wilaya est composé des présidents des conseils communaux, des présidents d'APC, des élus APW, des membres du conseil national, des parlementaires, des membres des exécutifs des jeunes progressistes et des femmes progressistes à l'échelle de la wilaya". On note déjà l'introduction d'un nouveau concept, à savoir les jeunes et les femmes "progressistes". Ils ne sont pas les seuls d'ailleurs, puisque le parti aura aussi ses "élus progressistes, ses parlementaires progressistes et ses émigrés progressistes". Ce beau monde sera issu de "l'institut des progressistes" que le parti ambitionne de s'offrir. Il s'agit, en effet, d'"une structure dédiée à la formation et à la réflexion. Elle se compose de l'école du parti (une école politique qui représente déjà une nouveauté en-soi ndlr), d'un département d'élaboration des politiques et d'un centre d'information et de documentation". Une structure qui pourrait aussi avoir "des démembrements au niveau des wilayas". L'autre nouveauté consiste en la désignation par le président du parti des secrétaires nationaux, parmi le collectif militant. Jusque-là, seuls les membres siégeant au conseil national du parti pouvaient prétendre aux postes de secrétaires nationaux. S'agissant du déroulement du congrès, les travaux s'ouvriront plutôt au deuxième jour, soit vendredi 8 février, où il sera question "... d'installer le bureau du congrès, la lecture des rapports des précongrès, la lecture des rapports de commission et l'adoption du programme et des statuts du parti, puis l'élection du président du parti". Ensuite interviendront, au troisième jour du congrès, l'élection et la présentation des nouveaux membres du secrétariat national et enfin le discours de clôture du président du parti. Mehdi Mehenni