Pour les habitants de la cité Erraï (commune de Djendel, à Aïn Defla), qui existe depuis l'indépendance, et dont la population ne cesse de grandir avec le temps, la vie quotidienne est faite de misère, de lassitude et de dégoût presque à tous les niveaux. "Rien ne va plus dans cette cité livrée à elle-même depuis l'indépendance. Contrairement à d'autres localités qui se développent et qui avancent dans le temps, la nôtre stagne toujours ou, plutôt, elle recule", diront de nombreux citoyens à Erraï. Ces derniers expliquent avec grogne et amertume que leur cité, qui manque cruellement de toutes les commodités décentes que le citoyen doit impérativement avoir pour vivre mieux, est totalement marginalisée par les responsables administratifs concernés, mais surtout par ses élus locaux. "Le calvaire que nous vivons depuis des décennies dans cette cité est pénible et loin d'être pris en charge. Nous manquons d'eau potable, car celle qui coule de nos robinets est impropre à la consommation. Nous sommes également privés d'éclairage public, ce qui nous expose à l'insécurité totale dès la nuit tombée. Quant à nos enfants scolarisés, ils sont tous privés du transport scolaire. Ils font quatre fois par jour la navette à pied entre les deux écoles que la commune compte et leurs domiciles familiaux en traversant le principal oued de la localité à leurs risques et périls, pour gagner du temps", se plaignent nos interlocuteurs qui parlent aussi du vide culturel et sportif entre autres qui pénalise l'ensemble de leurs jeunes. Ils informent qu'ils viennent d'interpeller officiellement le wali sur cette situation qui a trop duré, car toutes les promesses qui leur ont été faites à ce jour par les responsables locaux n'ont jamais été concrétisées sur le terrain.