Le président américain, Donald Trump, a signé hier à la Maison-Blanche, en présence du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d'Israël sur le plateau occupé du Golan. Le président des Etats-Unis a signé face aux caméras ce décret, comme promis la semaine dernière dans un simple tweet. "Cela aurait dû avoir lieu il y a des décennies", a-t-il estimé, comme il l'avait fait fin 2017 en reconnaissant Al-Qods occupée comme capitale de l'occupant israélien, déjà en rupture avec la tradition diplomatique américaine et en violation du droit international. Réagissant à cette décision, le gouvernement syrien a qualifié de "violente attaque contre l'intégrité territoriale de la Syrie", a rapporté l'agence de presse officielle Sana. "Dans ce qui constitue une violente attaque contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie, le président des Etats-Unis a reconnu l'annexion du Golan syrien", a déclaré une source du ministère des Affaires étrangères à l'agence de presse officielle syrienne Sana. Pour sa part, la Russie a dit craindre hier "une nouvelle vague de tensions" au Proche-Orient. "Malheureusement, cela peut conduire à une nouvelle vague de tensions dans la région du Proche-Orient", a averti la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par les agences de presse russes, lors d'une émission à la radio. Lyès Menacer/Agences