L'ex-membre de la commission électorale de la FAF, Ali Baameur, a confirmé hier que l'élection de Kheirredine Zetchi s'est faite le 20 mars 2017 grâce à l'intervention des pouvoirs publics. "Ecoutez, à l'époque déjà, j'avais attiré l'attention des membres de la commission électorale et du MJS sur les risques d'une telle démarche illégale. J'avais mis en garde le MJS contre une menace de sanctions de la FIFA mais ils n'ont pas voulu m'entendre alors j'ai préféré me retirer sans faire de bruit pour ne pas être accusé de trahison", dit-il. Et d'ajouter : "Maintenant que les langues commencent à se délier, j'espère que la FIFA ne reviendra pas à la charge ? Ce qui serait désastreux pour le football algérien." Ces aveux de Baameur interviennent quelques jours après ceux de Mohamed Zerouati, ex-membre de la commission électorale pour les élections de la FAF du 20 avril 2017. Zerouati a reconnu publiquement que le processus électoral était bel et bien aiguillé par le ministère de la Jeunesse et des Sports et certaines parties influentes. "Aujourd'hui, je l'avoue, nous avons répondu favorablement à des injonctions directes du MJS et de certaines parties pour faciliter l'élection de Zetchi à la tête de la fédération. Nous avons signé des directives écrites du MJS dans ce sens. Les écrits sont encore là", martèle Zerouati qui pointe du doigt notamment le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, au cours d'une émission de la chaîne El Bilad. Et d'ajouter : "À ce titre, je dois publiquement présenter mes excuses à M. Baameur, qui était avec nous dans la commission électorale avec Hamar, El-Morro et Oumamar. C'est le seul qui n'a pas accepté de cautionner la démarche du MJS. C'est un gars à principes…" S. L.