Cette contre-performance n'arrange pas les affaires du club qui réalise pour le moment un début de saison catastrophique. Sur son stade du 8-Mai-45 plein à craquer, l'Entente de Sétif a raté sa première sortie officielle devant son public face à une équipe du MCO réaliste et volontaire (1-1). En dépit d'un match âprement disputé, les Sétifiens se sont contentés d'un match nul après que les visiteurs eurent ouvert le score, il a fallu que l'arbitre Lotfi Bekouassa accorde un penalty à la 70' de jeu pour que le défenseur droit Redouani égalise pour son équipe. L'entraîneur Kheiredine Madoui incorpora deux attaquants vers la fin pour tenter d'inscrire ce but libérateur qui ne viendra jamais. Cette contre-performance n'arrange pas les affaires du club qui réalise pour le moment un début de saison catastrophique, une première défaite en déplacement à Alger face à l'USMA (2-1), puis ce nul à domicile qui ne fait qu'empirer les choses au sein de l'Entente. Il est connu qu'à Sétif, les supporteurs ne jurent que par l'Entente qui représente tout pour eux, ils ont quitté le stade très déçus et n'ont pas compris où se situe le problème. Ces mêmes supporters ont souffert le martyre pour prendre leur place, puisque les portes du stade n'ont été ouvertes qu'une heure avant le match, en raison de l'indisponibilité des billets imprimés à Bordj Bou-Arréridj et ne sont arrivés à Sétif que vers 19h, les organisateurs furent complètement dépassés, ils ont failli revivre le scénario du stade du 20-Août, car il y avait des centaines de milliers de personnes en dehors du stade sans ticket. Cette situation a créé une tension entre les supporters et le service d'ordre qui a usé de beaucoup d'efforts pour calmer les esprits et permettre aux 30 000 supporters de pénétrer au stade sous une forte tension, à laquelle il faut ajouter le match nul qui n'arrange pas les affaires du club qui a besoin plus que jamais d'un président pour gérer et le remettre sur les rails, car l'ESS est habituée à être gérée par des présidents emblématiques qui défendent ses intérêts et aussi remettre de l'ordre au sein de l'équipe quand il le faut. Madoui s'est retrouvé seul, malgré la présence d'un directoire à ses côtés. À Sétif, les gens veulent voir des hommes comme Serrar ou Hamar à la tête du club. L'assemblée générale prévue demain mardi peut justement être la clé de sortie de cette crise financière à laquelle se greffe celle des résultats techniques, où sur 6 points possibles, les camarades de Djahnit n'en ont récolté qu'un petit point, un faux départ qui peut faire du mal sur le plan psychologique si l'équipe ne gagne pas sa prochaine sortie.