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Rejet de l'agenda électoral du pouvoir
Convention des forces de l'alternative démocratique
Publié dans Liberté le 10 - 09 - 2019

Le pôle des démocrates s'oppose à l'élection présidentielle organisée par le régime. Il appelle à l'entame immédiate d'une période de transition qui restituera au peuple sa souveraineté et posera les fondements d'un Etat de droit.
Le refus des autorités de la wilaya d'Alger de l'autoriser dans une salle de conférences de la Safex n'a pas compromis l'organisation de la Convention des forces de l'alternative démocratique.
Elle a eu lieu, hier, sous un chapiteau dressé dans la cour du siège national du RCD, avec la participation de partis politiques, de syndicats autonomes, d'organisations de défense des droits de l'homme et de la femme, d'associations de jeunes, de chercheurs universitaires, d'hommes de loi et d'écrivains.
Elle s'est achevée au milieu de l'après-midi par l'adoption d'une résolution, dans laquelle sont transcrites les strates d'un projet d'édification d'une 2e république. Dans le document, adopté par tous les participants moins un, les Forces de l'alternance démocratique ont d'abord dénoncé ce qu'elles qualifient de dialogue factice (allusion au panel coordonné par Karim Younès) promu dans un contexte de déni de libertés politiques et d'opinion (des dizaines de citoyens et militants en détention préventive, interdiction des actions de l'opposition), d'embargo sur la capitale et de fermeture du champ médiatique aux avis critiques vis-à-vis de la feuille de route du commandement militaire. Naturellement, elles rejettent en bloc l'élection présidentielle, pour laquelle le corps électoral serait convoqué à l'entame de la semaine prochaine : "Le peuple algérien fait preuve d'une solide détermination à aller vers un changement radical qui consacre sa souveraineté tandis que le pouvoir s'échine à préserver le régime en tentant un passage en force. Nous rejetons l'agenda électoral qu'il impose." Pour mettre en échec un "coup d'Etat contre la volonté du peuple", le pôle propose l'enclenchement immédiat d'un processus constituant souverain, soit "une phase de transition démocratique durant laquelle les affaires de l'Etat seront dirigées dans un nouvel esprit à travers un processus constituant (…) qui exige la mise en place d'un pouvoir judiciaire indépendant".
Il est expliqué que la mise en conformité des lois, des institutions et de l'Etat aux exigences des citoyens "constituera le travail de base qui assurera la période de transition démocratique". "Des principes sont énoncés, dans le texte entériné, comme fondements d'un nouvel Etat de droit, dont les libertés individuelles et collectives (syndicales, d'expression, de la presse, de culte, de manifestation…) ; le respect des droits de l'Homme, la séparation des pouvoirs, des élections libres et transparentes, la révocabilité des élus à tous les niveaux par leurs mandants ; la souveraineté du peuple sur les richesses du pays ; la confiscation des biens publics spoliés ; l'égalité des droits entre les hommes et les femmes… La libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques et d'opinion est requise ainsi que l'arrêt des provocations diverses et des répressions multiples visant en permanence à affaiblir les manifestants (…), voire à les entraîner, malgré eux, hors de la voie pacifique."
Le premier noyau des Forces de l'alternative démocratique, formé à la fin du mois de juin dernier par le RCD, le FFS, le Parti des travailleurs, l'UCP, le MDS, le PST, le PLD, la Laddh, le Manifeste pour une nouvelle Algérie, le RAJ et le Collectif des professeurs et docents en médecine, a été renforcé, hier, par une multitude d'organisations et d'associations de la société civile.
Il s'agit de syndicats autonomes (Meziane Meriane du Snapest, Boualem Amoura du Satef et un coordinateur de l'UNPEF), de représentants de la communauté algérienne établie à l'étranger, principalement des collectifs actifs dans la révolution citoyenne (l'Association des étudiants nord-africains de Paris Enaf, entre autres), des chercheurs universitaires (Nacer Djabi, Louisa Aït-Hamadouche, les Prs Bouderba et Benchikh, Tassadit Yacine, anthropologue, directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et membre du laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France, l'économiste Mohamed Bouchakour, Benkzouh Chabane, enseignant à Paris…), des collectifs de défense des droits de la femme et de l'enfant (militantes du Réseau Wassila, Me Nadia Aït-Zaï du Centre d'information et de documentation sur l'enfant et la femme), des avocats (Me Aouicha Bekhti, Me Nabila Smaïn…) ; Ferhati Hassen de SOS disparus, Saïd Salhi, vice-président de la Laddh, les écrivains Amin Zaoui et Labter Lazhari…Le PAD est ouvert à d'autres adhésions de formations politiques, associations, rassemblements et personnalités.
Appel à l'auto-organisation à la base
En parallèle, il incite les citoyens à s'engager dans le processus "à travers l'auto-organisation au sein des structures et des comités de base à l'échelle nationale" et à s'exprimer, par là même, sur le devenir de leur pays, la nature du régime qu'ils souhaitent.
Dans le débat, la satisfaction stricto sensu des revendications du peuple est revenue comme un leitmotiv. "Notre projet dérange, car c'est la seule alternative à la feuille de route du régime", a estimé Mohamed Khendek, cadre du RCD et modérateur de la rencontre, avec Ahmed Djeddaï et Hamdi Ouzar (anciens du FFS), Moulay Chentouf (membre de la direction du PLD) et Nadia Chouiter (membre du bureau politique du PT). "L'élite doit cesser tout calcul de carrière et rejoindre la révolution. Il n'y a pas de place à la médiation aujourd'hui : soit on est avec le peuple, soit on est contre lui", a asséné Ali Brahim, ancien député. "Malgré nos divergences idéologiques et politiques, nous sommes réunis pour faire écho aux revendications de la rue", a surenchéri Djelloul Djoudi, du PT. Fethi Ghares, coordinateur du MDS, a jugé opportun que le hirak se dote de représentants pour qu'on cesse, en haut lieu, de parler en son nom. "Ne tombons pas dans le piège de ceux qui veulent diviser le mouvement citoyen", a-t-il recommandé. Fadila Chitour, du Réseau Wassila, a plaidé pour l'abrogation du code de la famille et l'égalité des droits et des devoirs entre les deux sexes, relevant que les femmes, "de tous âges et quelle que soit leur provenance géographique", participent massivement aux marches. Mohcine Belabbas, président du RCD, a rappelé que les Algériens ont souffert des effets de la guerre, du terrorisme et de la dictature. "Il est temps qu'ils vivent en démocratie, dans la paix et la prospérité. Il faut définir les contours d'un Etat qui garantit l'indépendance de la justice, met l'armée sous le contrôle d'un pouvoir civil et qui consacre l'alternance dans les hautes fonctions de l'Etat." Meziane Meriane du Snapest et Ilyas Lahouazi, président de l'Enaf, ont fustigé les tenants du pouvoir qui font perdre du temps au pays par l'organisation d'une présidentielle qui ne servira que leurs intérêts. Abondant dans le même sens, Mohamed Bouchakour, économiste, a soutenu qu'il ne convient pas de s'appesantir sur l'aboutissement ou pas du processus électoral, mais de réfléchir à comment "préserver l'unité de l'armée et à comment démanteler entièrement l'ancien régime". Boualem Amoura, du Satef, a proposé de décréter une journée pays mort comme action de contestation contre la tenue de la présidentielle.
Souhila Hammadi


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