Le rassemblement devant le siège de la wilaya, auquel a appelé hier le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) de Béjaïa pour "dénoncer les politiques antisociales du gouvernement", n'a pas vraiment connu une grande mobilisation. En effet, à peine une vingtaine de syndicalistes du Satef ont répondu présent à cette action de protestation. D'ailleurs, le rassemblement n'a duré qu'une heure au maximum. "Beaucoup de nos adhérents n'ont pas pu venir à cause des élections pour le renouvellement de la commission des œuvres sociales", a tenté de justifier Kamel Touabtia, secrétaire général de wilaya du Satef. À noter que ce syndicat exige, entre autres, dans son appel, "l'arrêt immédiat de la répression, des arrestations et des poursuites judiciaires à l'encontre des militants hirakistes, la prise en charge des familles sinistrées et des infrastructures endommagées, la régularisation des arriérés de salaire des travailleurs titulaires, des situations administratives et financières pendantes et les salaires des enseignants contractuels, l'intégration des enseignants contractuels, les titulaires des contrats de l'Anem et de la DAS" et enfin, "un seul régime de retraite, une seule caisse de retraite et le départ à la retraite anticipée pour tout travailleur qui le demande".