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La forêt et nous ! (I)
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 09 - 2011

La forêt est synonyme de vie, de notre vie à nous, les êtres humains, et de celle de milliers d'espèces animales et végétales. Véritable poumon de notre planète, la forêt est indispensable à l'équilibre du climat et au maintien de la biodiversité.
La forêt fournit du bois, des plantes médicinales, des aliments et de nombreuses matières premières. En l'exploitant de façon réfléchie, nous pourrions continuer longtemps à profiter de ses bienfaits. Mais nous la traitons mal. Depuis quelque temps, nos forêts sont en danger, remplacées par des plantations ou détruites par des pluies d'eaux usées et d'incendies criminels ou accidentels. La qualité des forêts se dégrade continuellement. En effet, l'année précédente, à Bordj Bou Arréridj, les feux de forêts ont détruit pas moins de 2.341,48 hectares, selon les chiffres de la direction de la Protection civile de la wilaya. Certes, il n'y a pas eu de perte humaine mais le coût d'un incendie de forêt n'est jamais véritablement chiffré. La destruction de bâtiments, de lignes électriques ou téléphoniques, d'infrastructures routières ou ferroviaires, de panneaux, de clôtures, de récoltes n'est jamais détaillée. Les coûts indirects (mobilisation des secours, immobilisation des populations, des secteurs d'activité) ne sont jamais évalués. Les pertes en bois d'œuvre, de construction ou de chauffage sont difficiles à établir. Comment encore évaluer, fiduciairement, la perte d'une espèce végétale ou animale rare ou menacée de disparition ? Sans doute, la végétation se reconstitue-t-elle assez rapidement à la suite d'incendies à la condition que ceux-ci n'aient pas une fréquence trop élevée, mais qu'en est-il des communautés végétales ou animales inféodées à des écosystèmes particuliers ? Bien que nous ne soyons pas toujours en mesure d'apporter des réponses systématiques, force est de constater que les feux de forêts contribuent davantage à un appauvrissement de la biodiversité qu'à son enrichissement. Par ailleurs, des politiques de reboisement n'ont pas toujours été judicieuses en termes de reconstitution de la biodiversité. Les feux de forêts ont aussi des impacts sur la faune. Si les grands mammifères et les oiseaux adultes échappent généralement aux flammes, il n'en est pas de même des micromammifères (hérissons, musaraignes, campagnols et mulots, loirs ou lérots, chauve-souris...), des reptiles, dont les tortues, des batraciens (grenouilles et salamandres), des insectes et plus encore de la microfaune et de la microflore des sols qui sont anéantis. Au niveau des sols, les feux de forêts les rendent, du fait de la découverture végétale, particulièrement sensibles à l'érosion. En outre, le passage du feu modifie la composition en bases et en azote des sols. L'enrichissement en potasse pose, quant à lui, différents problèmes dont il faut tenir compte. Selon les explications fournies par des spécialistes, il faut agir préventivement sur les causes de départ accidentel de feux. C'est-à-dire agir sur les imprudences, les négligences liées aux travaux agricoles ou forestiers, aux loisirs et les infrastructures mal protégées (décharges, lignes électriques, circulation d'engins ou des véhicules automobiles, etc.). La résorption des causes de départ de feux passe par trois actions essentielles. D'abord, l'information et la sensibilisation des propriétaires, des gestionnaires et de tous les utilisateurs de l'espace agricole et forestier, même occasionnels, sur les comportements à risque en milieu forestier. Puis par la recherche plus systématique des causes d'un départ de feu. Le citoyen, la gendarmerie, les gardes forestiers et les pompiers ont, sur ce point, un rôle déterminant. Enfin par des mesures techniques visant à aménager les zones de contact «activités humaines - massif forestier» où se situent la plupart des départs de feux afin de les limiter ou de les dissuader. Mieux surveiller les massifs forestiers... La surveillance des massifs forestiers, surtout en période de risque sévère ou très sévère, vise, d'une part, à détecter le plus rapidement possible un départ de feu puisque l'on sait qu'un feu naissant aura peu de chances de se développer et qu'il sera facile à combattre et, d'autre part, à mieux dissuader d'éventuels comportements à risque, voire criminels. Il n'est pas nécessaire de surveiller un massif forestier en permanence. Un dispositif léger de surveillance — les patrouilles à cheval sont particulièrement efficaces — peut être mis en place toute l'année. Ces patrouilles seront surtout dissuasives à l'égard des pyromanes, surtout si leur rythmicité et les parcours choisis sont aléatoires et tenus secrets. Par contre, ces surveillances sont rendues impératives lorsque l'indice forêt-météo est sévère ou très sévère. Les dispositifs de surveillance, outre les patrouilles, combinent les moyens terrestres (vigies installées sur des tours de guet, des châteaux d'eau ou des mosquées et/ou vigies mobiles) et des dispositifs aériens (dispositif de prévention assuré par des professionnels, mais aussi par des pilotes amateurs, de l'aviation commerciale civile ou de l'armée de l'air). Lorsque le risque de feux de forêts est imminent, à ces dispositifs de surveillance, on procédera à une mobilisation préventive d'hommes et de matériels directement stationnés sur le terrain et prêts à intervenir. ... et mieux les équiper Il s'agit pour l'essentiel de créer des pistes ou d'améliorer le réseau existant et d'entretenir et d'alimenter des points d'eau judicieusement répartis Equiper les massifs forestiers en pistes PFCI (protection des forêts contre les incendies) répond à deux impératifs : faciliter leur accès aux sapeurs-pompiers et leur ajouter des discontinuités horizontales (encore que celles-ci ne sont guère efficaces en cas de grands feux). Idéalement, les pistes doivent être conçues pour permettre à des gros porteurs d'eau d'y circuler rapidement et d'y manœuvrer facilement, cela suppose qu'elle seront suffisamment surélevées des fossés qui les bordent afin qu'elles se ressuient vite en période pluvieuse et ne gèlent pas en période froide. Lorsque cela est possible, la piste se terminera en cul-de-sac sur un rond-point assez vaste pour permettre le stationnement de sécurité de véhicules et d'hommes coupés par le feu ou l'atterrissage d'un hélicoptère (les pistes cul-de-sac se révèlent très dissuasives pour les pyromanes dont on sait qu'ils agissent avec la plus grande discrétion pour déposer leurs dispositifs de mise à feu ; en effet, ces pistes les obligent à revenir sur leurs pas augmentant, de ce fait, la probabilité d'être observés ou repérés). Dans le même ordre d'idées, on interdira l'usage de ces pistes à tous les véhicules à moteur (barrières, fossés) appartenant aux non-ayants droit. Mieux gérer et aménager l'espace Comme cela a été souligné précédemment, les zones prioritaires, car les plus vulnérables, se situent à l'interface entre les zones urbanisées et celles boisées. La meilleure prévention devrait consister en un contrôle plus strict de l'occupation des sols et de l'urbanisation. Le second volet de la prévention dans ces zones est de créer ou d'entretenir une agriculture ou un pastoralisme qui permettraient de maintenir des zones non boisées. Mais le maintien d'une activité rurale, donc d'une population, a un coût, d'abord social (maintien d'une école rurale, d'un collège de proximité, de petites unités de santé et de maternité, accès aux produits de consommation, aux loisirs, à la culture, à l'énergie, à la téléphonie mobile, à Internet, etc.). Seule une politique d'incitation (fiscale d'abord et d'autres) permettra de maintenir une population rurale en mesure de participer à cet aménagement nécessaire du territoire. A-t-on jamais comparé le coût direct d'une telle incitation avec celui des indemnisations des catastrophes naturelles ? Mais les résultats tangibles d'une telle politique ne seront visibles qu'à long terme... C'est le pari d'un développement durable. Mais quelles personnalités politiques auront ce courage quand la seule durabilité à laquelle elles sont attachées est celle de leur mandat ? Sylviculture préventive et réparatrice Pour le premier point, le combat contre les feux de forêts modérés se satisfait généralement des équipements forestiers classiques (pistes ou voies de circulation routières, bandes débroussaillées, points d'eau). Mais ces équipements se révèlent insuffisants en cas de grands feux fortement attisés par un vent fort. Pour combattre ces grands feux, il faut pouvoir disposer d'espaces verts (coupures agricoles, cultivées ou pâturées) ou de lignes de combat préparées à l'avance. En outre, ces équipements coûtent cher à la fois quand il faut les créer et davantage quand il faut les entretenir. Le débroussaillement, par exemple, doit être périodiquement renouvelé ; cette opération mobilise beaucoup de temps et d'hommes, quelle que soit la technique retenue, et n'offre au final qu'une protection bien limitée. (Suivra)

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