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Renforts dans la cité stratégique de Qousseir
Publié dans La Nouvelle République le 29 - 05 - 2013

Des renforts de la puissante garde républicaine syrienne et de l'allié libanais Hezbollah ont été dépêchés mercredi à Qousseir pour tenter de reprendre le dernier carré encore aux mains des rebelles dans cette ville clé, la guerre en Syrie continuant de diviser les grandes puissances malgré ses risques de contagion.
Le président Bachar al-Assad, qui s'accroche au pouvoir et promet à chaque déclaration de vouloir en finir avec la rébellion, sera interviewé jeudi à 18h00 Gmt par la télévision Al-Manar du puissant mouvement armé du Hezbollah, son allié indéfectible, a annoncé la page Facebook de la présidence. Malgré leurs prises de position opposées sur le conflit qui dure depuis plus de deux ans, la Russie qui soutient le régime Assad, et les Etats-Unis, qui appuient l'opposition, tentent non sans difficultés d'organiser en juin une conférence internationale de paix à Genève. Le régime y a donné son accord de principe et l'opposition, rongée par ses divisions, n'est toujours pas parvenue à prendre une décision, alors que les combats et les atrocités commises dans cette guerre ont fait plus de 94 000 morts selon une ONG, dévasté le pays et poussé à la fuite plus d'un million de Syriens. A Genève, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU devait se pencher sur un projet de résolution non contraignante condamnant l'intervention de «combattants étrangers» à Qousseir, en allusion au Hezbollah, fer de lance de l'assaut lancé le 19 mai contre la cité désormais contrôlée à 80% par l'armée. Une prise totale de Qousseir (centre-ouest), à la frontière de régions libanaises fiefs du puissant mouvement chiite armé Hezbollah, constituerait un grand avantage pour le pouvoir avant la tenue éventuelle de la conférence internationale. Selon Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), «le Hezbollah et les forces spéciales de la garde républicaine qui sont les mieux entraînées de l'armée syrienne ont envoyé des renforts à Qousseir» pour prendre le Nord et l'Ouest, défendus avec acharnement par les rebelles. La ville était au même moment la cible de raids aériens mais «malgré la puissance de feu, les rebelles opposent une résistance acharnée», a-t-il dit, en précisant que «des combattants sunnites libanais» participent aux combats aux côtés des rebelles. «Cela prend de plus en plus une dimension confessionnelle». Le régime en Syrie est dirigé par la communauté minoritaire alaouite, une branche du chiisme, tandis que la majorité de la population syrienne et des rebelles sont des sunnites. Le contrôle de Qousseir est essentiel pour la rébellion, cette ville se trouvant sur le principal point de passage des combattants et des armes en provenance et en direction du Liban. Et aussi pour le régime car la cité est située sur la route reliant Damas au littoral, sa base arrière. «Si Qousseir tombe aux mains du régime, cela sera un coup dur pour les rebelles car la frontière libanaise, par laquelle transitent les armes, leur sera fermée», explique M. Abdel Rahmane. Le chef du conseil militaire suprême de l'Armée syrienne libre (ASL, principale composante de la rébellion), Selim Idriss, a lancé un ultimatum de 24 heures expirant dans l'après-midi, au Hezbollah pour le sommer d'arrêter son soutien militaire au régime mais sans dire précisément ce que son groupe ferait. Le projet de résolution sur Qousseir au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, déposé par Washington, Ankara et Doha, sera présenté lors d'un débat d'urgence. Il «condamne l'intervention de combattants étrangers qui luttent pour le compte du régime syrien» et se dit «préoccupé par le fait que leur implication représente une grave menace pour la stabilité régionale». Pour Moscou et Pékin, l'autre allié du régime, la résolution ne contribue pas à la mise sur pied d'une conférence internationale. Avec la nouvelle attaque mardi contre des soldats libanais dont trois sont morts à la frontière syrienne et les menaces le même jour d'Israël de réagir à une livraison prévue de missiles russes, les risques d'un débordement armé du conflit s'amplifient. Moscou a justifié les livraisons prévues de systèmes sol-air sophistiqués S-300 à Damas en estimant que ces missiles visaient à dissuader toute velléité d'intervention de troupes étrangères dans le conflit. De plus la décision de l'Union européenne de lever l'embargo sur les armes à l'opposition armée, a accentué les divisions internationales, les Russes la dénonçant et les Américains la soutenant. Les 27 sont cependant convenus de ne pas livrer d'armes aux rebelles dans l'immédiat pour ne pas nuire aux efforts visant à réunir la conférence internationale de paix.

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