Le Néerlandais Ruud Krol, le nouveau sélectionneur de l'équipe de Tunisie, publie la liste de ses 26 joueurs pour son premier examen face au Cameroun en barrages aller des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014, le 13 octobre 2013 à Radès. Il aura du pain sur la planche. Le choix est difficile. Mais le résultat doit être à la hauteur des espérances du peuple tunisien qui ne veut pas voir une autre défaite raisonner sur un autre terrain qui est celui du sport. Le nouvel entraîneur de la sélection n'est pas étranger aux Tunisiens. Il connaît parfaitement le football du pays. C'est certainement pour cette raison qu'il opte pour une autre affiche du groupe. Changer de tactique, mais aussi de joueurs. La majorité sera locale. Ainsi, l'attaquant Hamdi Harbaoui est la première victime malgré un début de saison très réussi en Belgique. Youssef Msakni et Oussama Darragi sont, eux aussi, exclus. Les Tunisiens sont partagés, mais pas le sélectionneur qui a une mission délicate à remplir. Pour les fans de cette équipe, «c'est une excellente décision, nous avons assez tramé et ramé à la fois avec les précédents qui n'ont rien presque rien fait pour s'imposer, c'est un peu comme tout ces joueurs qui évoluent ailleurs et qui croient que la réussite passe par eux...». A l'image de l'attaquant de Lokeren qui est en tête du classement de buteurs en Belgique, avec 8 réalisations en 9 matchs et Harbaoui avait dénoncé un climat malsain chez les Aigles de Carthage, après l'élimination de l'équipe tunisienne de la CAN-2013. Autres absences notables : celles du meneur de jeu Oussama Darragi et du milieu offensif Youssef Msakni, non retenus. Ruud Krol devra aussi se passer des services des défenseurs Aymen Abdennour et Karim Haggui, suspendus. En Tunisie, rapportent les médias si des «observateurs ont applaudi à la convocation de certains joueurs tels que Yassine Chikhaoui et Wissem Yahia, notamment d'autres par contre, considèrent que Krol n'a pas eu la main heureuse en se retenant d'appeler des éléments considérés incontournables en sélection, en l'occurrence, Oussama Darragi et Youssef Msakni. Pour la presse tunisienne : «C'est un match barrage qui possède ses propres spécificités et Krol qui connaît bien les qualités techniques de ces deux éléments est convaincu que leur profil ne répond pas aux exigences du rendez-vous du 13 octobre où l'enjeu à l'instar d'un match de Coupe, est à quitte ou double.» Un autre rédacteur sportif partage le choix du sélectionneur et argumente, «sur le plan de la combativité, du cran et de l'engagement aussi bien Oussama Darragi que Youssef Msakni ne sont pas sur ce plan, des références. Certes, ils sont capables sur un geste ou un tir, faire à tout moment, la différence comme ils peuvent passer, de bout en bout des débats, à côté de leur sujet». Toute l'attention est concentrée sur cette rencontre capitale, parce qu'il s'agit de sauver leur peau et poursuivre leur marche vers le Brésil. Réussiront-ils ? La réponse nous la trouvons dans ce commentaire : «A Yaoundé, lors de la seconde manche, il nous sera en effet, difficile de redresser une situation que nous aurions, par malheur, altérée dans notre fief» et de conclure «de grâce, laissons le staff technique national travailler dans un climat propice à la réussite en évitant de perturber le groupe par des écrits qui, dans l'état actuel des choses – les choix étant faits – ne sont pas de nature à servir l'intérêt national.» Le Maghreb saura-t-il défendre sa place ? Aux sélectionneurs et joueurs de répondre.