Rien ne va plus à l'Assemblée populaire communale d'Aït Khellili dans la daïra de Mekla, à l'est de Tizi Ouzou. Les élus du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) s'en sont pris à l'exécutif communal issu de la coalition FLN-RND pour leur mauvaise gestion des affaires de la commune. «Nous, élus RCD, dénonçons vigoureusement l'incompétence et l'inconscience de cette équipe dirigeante, et appelons nos concitoyens à se prendre en charge, car, sur l'agenda de l'Exécutif n'est pas inscrit le souci de ses responsabilité, à savoir servir notre commune», lit-on dans une déclaration rendue publique intitulée «Un exécutif hors temps». «Depuis l'installation de cet Exécutif, il y a de cela 18 mois, nous n'avons pas cessé, à chaque AG, de réclamer une réunion extraordinaire afin de dresser l'état des lieux et repartir, en tant que nouvelle assemblée, avec une vision réelle et réaliste, quand bien même celle-ci est issue d'une fraude autorisée», rappelle-t-on. Vainement, puisque à ce jour, cette réunion tant réclamée, n'a pas eu lieu malgré, font-ils observer, l'accord, au départ, de l'ensemble des élus, soit les 15 composant ladite Assemblée.» «C'est pour permettre à nos concitoyens de juger par eux-mêmes de la légèreté, de l'insouciance, de la fuite de responsabilité, de l'absence de volonté, de la prise de décision unilatérale, de l'exclusion, de la démission, qui caractérisent l'équipe en charge de la gestion de notre commune, à sa tête le maire et son exécutif auxquels se greffe, docilement, la complicité de la majorité des élus», font observer les rédacteurs du document. Dans leur déclaration placardée aux quatre coins de la commune, mais aussi au niveau du chef-lieu de daïra, à Mekla, les signataires du document ont dénoncé leur exclusion de la gestion des affaires ainsi que «l'arrogance, l'irrespect et les invectives du maire, allant jusqu'à nous tenir un langage indécent lors des travaux des AG ou en nous recevant dans son bureau». Au lieu de débattre de l'épineux problème du manque d'eau potable en cette période de grandes chaleurs et où les robinets sont à sec, de la fermeture des postes d'El-Klaa et d'Akerrou, de la lenteur des travaux au dispensaire d'Akerrou, de la vétusté des bus de transport scolaire, de l'inexistence d'un réseau internet, ainsi que de la téléphonie mobile et autres, le sort affligeant des locaux commerciaux construits à Megheira, la fermeture de la bibliothèque communale, nous voici, conviés, une fois de plus, à une AG de routine ce 9 août, au siège de l'APC pour... voter», déplore-t-on, estimant que l'ordre du jour relève, plutôt du technique ne nécessitant aucunement un débat. «En revanche, la situation désastreuse vécue par nos villages est manifestement occultée», font-ils observer encore. Les rédacteurs du document, mettent également en avant l'utilisation à des fins familiales et personnelles des véhicules de l'APC, les recrutements qui se font par affinités politiques, familiales et villageoises, les retards dans le versement des salaires, ainsi que la titularisation, entachée d'irrégularité, d'une catégorie de personnels dont de nouvelles recrues, au détriment d'autres encore émargeant au filet social depuis plus de 16 ans. «Nous pensions, c'est notre conviction, la coalition FLN/RND avait promis lors de la campagne électorale, que l'avenir de notre commune passe, inévitablement par la création d'une zone urbaine! Erreur! Nous voilà à discuter du nombre d'agents et de délégataires à l'état-civil. Il n'y a que quatre guichets, concluent les élus du RCD, rappelant qu'ils demeurent fidèles et réitèrent leur engagement à dénoncer et à combattre ces agissements désastreux, comme «nous l'avions déjà fait lors du meeting que nous avions tenu devant le siège de l'APC, le 8 mars dernier».