Les APC bloquées constituent une véritable épine au pied dans les plans de développement. Les partis donnent cette désagréable impression de ne pas faire trop attention à ces cas. L'organisation d'élections anticipées après la dissolution de ces Assemblées semble inéluctable. Certaines Assemblées populaires communales sont toujours bloquées dans la willaya des Tizi Ouzou et ce, au grand dam des citoyens qui assistent impuissants à cet état de fait. Des solutions sont, certes, apportées doucement. Ainsi, des 17 Assemblées bloquées au départ, la wilaya n'en compte plus que sept. Et des solutions seraient envisagées pour les autres. C'est ainsi qu'à Mekla, les choses ont repris leur cours normal avec le règlement de la crise. Avant hier donc, l'APC de Mekla a trouvé finalement une solution, par consensus, au problème. Le RCD, qui détient quatre sièges au même titre que le RND, a l'avantage d'avoir la présidence. En contrepartie, il a cédé deux vice-présidences et deux commissions. A Draâ El Mizan, le problème est encore en suspens. Le FFS, qui a la majorité relative avec 5 sièges, est confronté à un problème de taille avec les autres formations FLN (2 sièges), RCD (2), et PT (2). Le FFS garde le poste de président d'APC, mais pour installer l'exécutif, il doit faire «marche commune» avec les autres élus. Or, ces derniers réclament ni plus ni moins toutes les vice-présidences et les commissions. Ce qui, évidemment, n'a pas eu l'heur de plaire au FFS qui s'en est remis aux comités de sages lesquels ne seraient pas encore arrivés, semble-t-il, à dénouer la crise. A Larbaâ Nath Irathen, le RCD avec sa majorité relative a désigné le président d'APC, un ancien maire lors du mandat de 1997 à 2002. Aussi, le maire de la commune, contesté par les autres partis, a vu les élus des autres formations saisir le wali pour dissoudre l'actuelle Assemblée. La commune de Tigzirt et d'Akerrou semblent vivre la même situation. A Draâ Ben Khedda, la situation s'est éclaircie et l'APC travaille normalement. Les populations se demandent comment ces communes, dont les élus ont été choisis pour travailler au développement, vont faire pour rattraper le retard. Et au lieu de se mettre au travail, perdent leur temps dans des luttes intestines. Le ministère de l'Intérieur semble aller vers l'organisation d'élections partielles pour arriver à «décoincer» la machine dans ces Assemblées à travers le territoire national.