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«Quand des responsables se font servir par camions entiers !»
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 06 - 2015

Les prix des produits alimentaires ont connu une augmentation sensible au chef-lieu de Mascara. Une majoration qui n'a pas manqué de s'étendre aux autres localités.
Cette récente majoration des prix décidés par les différents intervenants dans le secteur de la distribution s'est répercutée dangereusement dans les daïras et communes, qui brillent durant toute l'année par l'absence des éléments de la Direction de la concurrence et des prix, qui contrôlent uniquement la qualité. Les détaillants accusent les grossistes qui accusent à leur tour les mandataires, un «jeu sans frontières» qui jouent à la spéculation, le tout enveloppé dans des accusations mutuelles grotesques qui en dit long, où certaines hausses des tarifs ne sont pas justifiées. Au niveau du chef-lieu de la wilaya, à l'exemple des autres communes, où la plupart des commerçants qui se sont arrogé la responsabilité de la flambée des prix en magasin, pointent un doigt accusateur à l'encontre des gros grossistes de la commune de Froha «immunisés» contre les contrôleurs des prix de la wilaya de Mascara. Dans le même scénario de ce théâtre débile où tout le monde fait son casting des prix et autres additions, des commerçants ambulants qui refusent de délivrer des factures, encouragent des commerçants du demi-gros à plus de cannibalismes envers les petits détaillants. «Nous sommes des otages de la mainmise des grossistes qui ont le bras long, qui soufflent en toute impunité le chaud et le froid. A l'exemple du prix des œufs au producteur qui a augmenté, mais sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur. Le gaz butane du livreur au détaillant est souvent monnayé, principalement en saison hivernale, et dont nous sommes obligés de répercuter les prix pratiqués par des intouchables aux malheureux citoyens. De plus c'est la liberté des prix, et c'est le ministre du Commerce qui a déclaré cette information au cours de sa visite dans la wilaya de Mascara : «Ecrivez ce que vous voulez ! », expliquent des commerçants de Sidi Bouhanifia. Une station thermale terrassée par la folie des prix à longueur d'année et dont les estivants préfèrent se déplacer vers les wilayas limitrophes pour faire les emplettes, à l'exemple de Sidi Bel-Abbès. Ce constatat de la liberté des prix, dite ‘libre du marché' devenue une mode au balcon de bien de chez nous, pose toute la problématique du secteur privé dans notre pays. S'il est vrai qu'on ne peut pas mettre tous les privés dans le même panier à crabes des ménagères vivant dans la précarité la plus totale, ce qui implique de faire une différence entre l'honnête commerçant et les affairistes sans foi ni loi qui rongent la société comme des écureuils. La réalité est là pour nous rappeler que cette situation d'anarchie doit être attentivement revue et corrigée par l'Etat providence qui a englouti le pays vers un marasme économique des plus débiles. Le droit de regard s'impose devant le sens par l'absence remarquée de l'Etat via les responsables de la Direction de la concurrence et des prix sur le terrain de cette réalité amère, à l'instar des autres wilayas du pays. Visiblement, on a affaire à un fléau difficilement contrôlable, dur à freiner. Mais ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est qu'on ne s'interroge pas du tout, ou bien trop peu, sur son origine. A qui réellement incombe la faute ? Sûrement pas au consommateur ni au fellah, tous deux se voyant exclus du processus de détermination des prix, à l'exemple des pays qui se respectent. Ces prix si élevés observés ces derniers temps découlent en fait d'un mécanisme de spéculation propre au fonctionnement dit libre du marché. «Respecter les seuils fixés par les règlements ne sont plus en vigueur », vous font remarquer volontiers les détaillants. Et c'est vrai qu'ils n'ont pas toujours tort quand ils incriminent les services de contrôle si prompts à n'exercer leurs prérogatives que vis-à-vis des « pe- tits » qui sont souvent dans l'obligation de répercuter – mais en tirant de substantiel profits, il faut le dire - les marges illicites que s'octroient sans vergogne les barons de la spéculation et des rétentions de stocks. Dès lors, ce mal tant critiqué n'a cessé de prendre des proportions alarmantes, et ce, avant même le mois sacré de Ramadhan 2015. De jour en jour beaucoup de monde s'est mis à ce trafic légalisé par l'impuissance des services de contrôle des prix que l'on signale dans ce contexte. Ainsi le marché des œufs où, par je ne sais quelle alchimie, on est passé de l'excédent à la pénurie, passant de dix (10) dinars à quinze (15) dinars pièce. Il paraît, selon les informations que nous avons recueillies auprès de personnes dignes de foi, que ce serait les producteurs qui, dans l'impossi-bilité de conserver leur production, auraient résolu la question en... égorgeant les poules pondeuses. Là aussi, l'intérêt individuel et l'appât du gain facile ont primé. Actuellement, au chef-lieu de la wilaya, la tentative des autorités de réglementer le marché hebdomadaire, communément appelé 'Trig El-Oued', en chassant les divers jeunes revendeurs à la sauvette qui écument le site en question, a très mal été acceptée par la majorité de la population, dites « catégories sociales défavorisées», qui s'approvisionnaient directement du marché de 'Trig El-Oued'. En effet, contrairement à d'autres wilayas qui ont accordé en ce mois sacré un temps de répit pour cette caste de jeunes sans avenir fixe, le chef-lieu a vu ces derniers jours une vague de répression ou plutôt une chasse à l'homme à l'encontre des vendeurs ambulants pour les déloger des diverses places. Alors que les marchés de proximité qui ont coûté aux collectivités des sommes faramineuses, sont pour la plupart fermés ou carrément abandonnés. Dans ce contexte déplorable, il y a lieu de signaler que c'est carrément le fiasco des marchés de proximité, à l'exemple des 100 locaux dans chaque commune et dont on sait la suite de ces exemples utopistes à perte de vue. L'impact de juguler le marché par la répression a vidé complètement le site aménagé de ‘Trig El Oued' le marché du pauvre des fruits et légumes, se fait rarissime, où seuls quelques magasins de fortune qui ont été ouverts en cette pénible circonstance, pratiquent des prix astronomiques, loin des petites bourses, smicards et autres catégories sociales des plus défavorisées. Au marché couvert de la Rekaba, en piteux état où le tout baigne dans une insalubrité étouffante et qui constitue toute la problématique que connaît le chef- lieu de la wilaya du communément appelé : «revendeurs à la sauvette». Ainsi, les vendeurs à la sauvette des fruits et légumes, mais aussi de poisson qui ont été chassés par les forces de police ces derniers jours se sont mêlés aux commerçants du fameux marché couvert de la Rekaba où un climat électrique règne chaque jour. Une situation ubuesque et dont les autorités veulent à tout prix débusquer les centaines de revendeurs ambulants et autres oisifs qui écument les trottoirs, car l'administration au niveau de la wilaya de Mascara à ses raisons que la raison ne connaît pas ! « Les prix ont triplé, ou la consommation des fruits se cantonne dans le rang de l'aliment de luxe. Il n'est plus question d'étendre le plaisir d'un repas à un dessert quant la pastèque ne coûte pas moins de 200 DA, la poire et la pomme culminent a 200 et 250 DA ! La pomme de terre à 50 dinars, y compris les autres légumes de base qui ont connu une hausse vertigineuse, après cette incroyable battue organisée à l'encontre des malheureux vendeurs a la sauvette. La viande blanche qui était à 240 DA a flambé à 340 dinars le kilogramme et la viande hachée provenant du congelé est cédée à 650 dinars le kilogramme, devant le regard médusé des services concernés. Dans cette affaire de la viande congelée et dont un office étatique élisant antenne à Mascara, pratique des tours de passe-passe avec certains gros bouchers connus sur la place publique, qui font passer le kilogramme de 410 à 650 dinars le kilogramme. Le tout agréé par l'absence notable des services de contrôle des prix qui ne contrôlent que la «qualité», et autres brigades mixtes. Actuellement au marché de «Trig-El-Oued», après cette chasse aux petits revendeurs à la sauvette, les étalages arrogants par les prix affichés, ont fait en sorte que les couffins maigres retournent bredouilles à la maison. «Pourquoi ces petites bourses n'auraient-elles pas droit aux beaux étalages ? Qui veut affamer la population au niveau local ? Qui sont derrière ce mauvais temps pour les ménagères des couches défavorisées ?», s'insurge la majorité des citoyens rencontrés dans ce marché des ventres creux. En plus de cette véritable chasse à l'homme, des pratiques indignes se font au vu et au su des passants et autres citoyens de la douleur. Le marché El-Rekaba est le lieu par où transite le Tout-Mascara. Si vous voulez être fixé sur l'hygiène publique à Mascara, faites-y un tour. Nous avions pour habitude de voir s'ammonceler les détritus devant les entrées du marché mais cette fois-ci cela a pris des proportions alarmantes. Les eaux des égouts bouchés stagnent à proximité des revendeurs à la sauvette de poisson vendu dans des conditions insoutenables qui dépassent l'imagination, les émanations écœurantes des bennes à ordures à côté desquelles sont exposés les fruits vous donnent l'impression de plonger dans un autre âge, et ce, dans l'indifférence totale, comme si les services concernés, chargés de veiller sur l'hygiène publique, n'existaient pas. En attendant mieux, le citoyen voit son portefeuille se dégonfler comme un ballon de baudruche. Des pères de famille sourcilleux, des ménagères éreintées par le va-et-vient à travers les étals des marchés à la recherche de produits à des prix abordables, nous ont franchement exprimé leur inquiétude devant cette spirale des prix aux conséquences incalculables au niveau local. Les ménages lésés dans leur pouvoir d'achat durant cette période d'hiver par les divers protagonistes de cette affaire du marché hebdomadaire, espèrent une amélioration immédiate. Pour conclure cette malheureuse punition des plus houleuses n'est-il pas vrai que «quand les responsables
se font servir par des camions entiers de fruits et légumes, les citoyens sont tout nus !».


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