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Savoir parler, un atout majeur
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 06 - 2015

Avant de parler, assures-toi que ce que tu vas dire est plus beau que le silence, proverbe japonais à valeur universelle et à vocation culturelle. Il en dit long sur les conditions de la communication qui se veut fructueuse. Avec la faim et la soif ajoutées aux désagréments de la chaleur, certains ne maîtrisent pas leurs nerfs si bien que l'affrontement devient leur dernier recours. Et pour peu que l'on soit gros mangeurs ou gros consommateurs de tabac, les relations interhumaines se compliquent.
Une bagarre pour une bagatelle Lorsque les partenaires sont des enfants ou au pire des adolescents qui ont perdu leurs repères ou qui sont inconscients parce que le milieu familial ou scolaire ne leur a pas donné les armes de la maîtrise de soi et du bon sens, ça peut être acceptable ou normal en vertu des stéréotypes selon lesquels les jeunes sont des mal élevés, des oisifs qui n'ont cure du qu'en dira-t-on ; mais s'il s'agit de pères de familles aux grandes moustaches qui ont en principe une fonction éducative capitale vis-à-vis de leurs enfants, et qui en avaient à se tenir par les manches ou le collet pour se donner des coups de têtes, c'est une honte pour les leurs. C ela signifie que la famille n'a plus de modèle à imiter, ni de repères. Un père a été convoqué par le surveillant général où son fils était élève, jugé dangereux parce qu'il était grossier et impoli envers les professeurs pour ne pas dire insolent. Son père était là comme convenu, au bureau du surveillant général, devant des professeurs médusés mais qui n'avaient pas tardé à déchanter lorsque le père avait dit tout de go, sitôt qu'il avait pris la parole : « Mon fils, n'embête personne, mais si quelqu'un te dit quelque chose de déplaisant, donne-lui un coup de poing au visage. C'était au cours d'un mois de ramadhan et tout le monde avait compris que tout effort de raisonner ou d'expliquer était inutile. Chacun préféra sortir sans dire un mot, ne laissant dans le bureau que le convoqué et son fils. Pendant une matinée de ramadhan, beaucoup d'hommes et de femmes font la chaîne chez le boulanger. Nous sommes dans un quartier où il faut acheter son pain le matin sous peine d'en être privé. Et au moment où chacun faisait du mieux qu'il pouvait pour ne pas se laisser distancer, quelqu'un se fit servir une cinquantaine de baguettes et au lieu de se taire comme font les sages, un homme lui lança tout haut ces paroles blessantes : « a khi djiâanine (quels affamés !) quant tout à coup l'homme qui venait de se faire servir réagit violemment en brandissant un grand couteau qu'il enfonça dans la poitrine de l'autre qui tomba mort. Un crime pour une parole déplacée par une journée de ramadhan au cours de laquelle les gens, en bons musulmans, devraient faire l'effort de la maîtrise de leur sens. La parole dans le Coran et chez les sages Quand vous lise attentivement le Coran avec beaucoup de concentration, en raison des nombreux non dits qui s'y glissent, vous finissez par être persuadé qu'il y a des recommandations à suivre pour être en parfaite conformité avec le texte sacré. Même si on a la parole facile et la maîtrise de la langue, il faut savoir ce que l'on dit pour contribuer à l'harmonisation des groupes d'individus par des paroles qui ne blessent pas et qui tissent des liens de fraternité pour développer les sentiments de sympathie, de rapprochement entre les hommes, de compassion. Quiconque ne sait pas parler est médiocrisant, créateur de désordre et de division. Ceci est exprimé de manière significative partout et en tout temps, c'est dans la sourate El Moudjadala (discussion-5158). Ainsi, il est dit dans cette sourate : « Ô, vous les croyants, lorsque l'on vous dit : Faites place aux autres dans les assemblées », exécutez-vous et Dieu vous ménage une place. Quand on vous dit : « levez-vous » faites le ! Dieu placera sur des degrés élevés ceux d'entre vous qui croient et ceux qui auront reçu la science. Dieu est parfaitement informé de ce que vous faites ». N'est-ce pas là une allusion à la démocratie signifiant : « La discussion des idées dans le respect de la différence ». Une autre « aya » met en garde les gens sur leurs propos à propos des leurs ou des autres. Il faut dire qu'on ne peut pas mentir devant Dieu qui connaît le fond de toute personne mieux que la personne elle-même. L'aya 1 de la même sourate « la discussion », donne à lire ceci : « Dieu a entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux et qui se plaignait à Dieu. Dieu entendait votre conversation. Dieu est celui qui entend et qui voit ».Depuis la nuit des temps, bien parler est un atout important pour qui se soucie de sa réussite, mais cela peut être une source d'ennuis. Esope, philosophe grec d'origine éthiopienne, attaché à un roi de l'antiquité qui l'avait pris à son service pour son extrême intelligence alors qu'il avait fait de lui son esclave avant de l'affranchir comme citoyen. Esope avait été envoyé au marché par son m aître pour une mission importante : lui ramener ce qu'il y avait de meilleur. Il lui apporta une langue. Une autre fois le même roi l'envoya au même marché en lui recommandant de lui acheter ce qu'il y avait de pire. Esope revient avec une langue. Ceci pour signifier que la langue est l'organe de la parole, c'est à dire de ce qu'il y a de meilleur et de pire.

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