L'Etat de Palestine a soumis aujourd'hui, vendredi, ses plaidoiries écrites à la Cour internationale de Justice dans le cadre de ses procédures visant à émettre un avis consultatif juridique sur « les obligations d'Israël concernant l'existence et les activités des Nations unies, d'autres organisations internationales et des Etats tiers », en mise en œuvre de la résolution 79/232 de l'Assemblée générale des Nations unies publiée le 19 décembre 2024. L'Etat de Palestine a affirmé la responsabilité d'Israël, puissance occupante illégale, de respecter les droits fondamentaux inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit à l'autodétermination et au retour, ainsi que les droits humains fondamentaux garantis par les chartes et lois internationales, notamment la Charte des Nations Unies, les Conventions de Genève et leurs protocoles annexés. L'Etat de Palestine a également affirmé que l'autorité d'occupation illégale est tenue de ne pas entraver le travail des Nations unies, des organisations internationales et onusiennes et des pays tiers dans le territoire palestinien occupé, pour fournir des services de base, une aide humanitaire et une aide au développement au peuple palestinien et lui permettre d'exercer son droit à l'autodétermination. La Palestine a indiqué dans ses plaidoiries que les violations systématiques et généralisées des droits du peuple palestinien par Israël, ainsi que son obstruction aux efforts et aux tâches des Nations unies et de ses agences spécialisées dans le territoire palestinien occupé, violent ses obligations en tant que puissance occupante en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme, ainsi que ses obligations en tant qu'Etat membre des Nations unies conformément à la Charte des Nations unies et aux conditions de son adhésion à l'organisation, y compris l'engagement de mettre en œuvre les résolutions 181 et 194 de l'ONU. La plaidoirie écrite a souligné l'importance de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) pour le peuple palestinien, ainsi que les attaques israéliennes continues contre l'Office et son personnel, la dernière en date étant la loi israélienne illégale qui interdit son travail dans le territoire palestinien occupé et l'empêche de fournir des services de base aux réfugiés palestiniens, en violation de ses obligations en vertu des dispositions du droit international et des conditions de son adhésion, en conséquence naturelle de la politique d'impunité. Dans sa requête, l'Etat de Palestine a exigé la fin de l'occupation illégale du territoire palestinien occupé, la mise en œuvre par l'autorité occupante illégale de ses obligations juridiques envers le peuple palestinien et l'autorisation donnée aux Nations Unies, aux organisations internationales et humanitaires et aux pays tiers de mener à bien leurs activités de secours et de développement dans le territoire palestinien occupé. Dans le même contexte, l'Etat de Palestine a affirmé qu'il continuerait à défendre les droits inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit à l'autodétermination, au retour et à l'indépendance, et à chercher à tenir Israël, puissance occupante illégale, responsable de ses crimes contre le peuple palestinien. L'Etat de Palestine a souligné le rôle important joué par la Cour internationale de Justice et d'autres institutions juridiques internationales dans la préservation de l'ordre international, en particulier en cette période d'agression sans précédent contre les institutions internationales multilatérales, et qu'il continuera à travailler avec d'autres Etats partageant les mêmes idées pour protéger et renforcer le rôle des institutions juridiques internationales en cette période de menaces mondiales sans précédent pour l'ordre international fondé sur l'état de droit. Un grand nombre de pays, dont des pays arabes et islamiques, et de groupes internationaux, dont la Ligue des Etats arabes, l'Organisation de la coopération islamique et l'Union africaine, ont soumis leurs mémoires écrites à la Cour dans le délai spécifié, notant que la Cour entamera les procédures de plaidoiries orales le 28 avril 2025.