A l'entame du mois de Ramadhan, prendre un taxi à Relizane est devenu de plus en plus difficile et un véritable casse-tête pour les riverains. Des dizaines de clients se plaignent de l'insuffisance des taxis dans certains quartiers de la ville et surtout du comportement de certains d'entre eux. Ceux-ci refusent des courses alors qu'ils sont en service et libres. Ces pratiques sont devenues de plus en plus fréquentes comme le soulignent de nombreux clients rencontrés en ville, dans le quartier du boulevard Benama, la remonte, les castors, entre autres. Dans ce sens, pas moins de 50 chauffeurs de taxis urbains, suburbains et inter-wilayas ont comparu récemment devant la commission des sanctions de la direction des transports pour diverses infractions liées à l'exercice de leur activité. Il s'agit principalement du non-respect du cahier de charges et du système d'exploitation, la non-continuité de l'itinéraire, l'absence de la validation du cahier des places par les services de la sûreté de Relizane, l'expiration de l'autorisation d'exploitation, le refus de présenter une prestation de service, le non-respect de la tenue vestimentaire, la non-déclaration de l'activité auprès des services de la police, le défaut d'hygiène, la non-prolongation de la durée de validité du carnet de places, l'absence de l'extincteur, la double tarification, infraction aux mesures prises quant au respect de la distanciation sociale et l'absence de la boite des premiers secours. Autant d'infractions constatées lors de contrôles et qui ont contraint les services de la police et de la gendarmerie à verbaliser les chauffeurs de taxis et à transférer leurs dossiers devant la commission des sanctions de la direction des transports. Ainsi tout refus de clients ou autre infraction suscitée est passible de sanctions et ce en application de la loi, apprend-on de sources responsables.