Le corps arbitral algérien vient d'être récompensé à juste titre. Mohammed Abderrazak Bennouza et Maâmar Chaâbane vient d'être désignés pour officier au Mondial. Le premier en tant qu'arbitre de champ et le second comme juge de ligne. Que dire de ces désignations si ce n'est que notre corps arbitral vient de reprendre de l'aile après une longue traversée du désert ? Longtemps mis sur la touche par la FIFA pour des raisons à la limite compréhensibles, l'arbitrage algérien revient par la grande porte. Il faut dire que Bennouza, qui brille de mille feux depuis quelques années, mérite amplement sa place parmi l'élite arbitrale planétaire. Sa prestation lors de la CAN-2008 au Ghana et celle de la dernière CAN en Angola lui ont valu cette récompense de même que Chaâbane qui monte en puissance. Il faut dire que notre arbitrage a retrouvé toute sa verve depuis l'arrivée de Raouraoua à la tête de la FAF qui a pris des mesures draconiennes pour protéger les hommes en noir qui arbitraient dans des conditions catastrophiques. Souvent sujets à des agressions, les arbitres officiaient la peur au ventre, ce qui a largement influé sur leur rendement et par conséquent marginalisés par les instances internationales. Mais depuis peu, ils sont revenus en force exactement comme notre équipe nationale. Et nous ne pouvons que nous en réjouir d'autant que Bennouza est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs arbitres africains pour ne pas dire le meilleur. Quant à Koffi Codjia, le fameux arbitre du match Algérie-Egypte en Angola, a fait les frais de sa malhonnêteté en quittant le football par la plus petite des portes, lui qui espérait participer à son dernier Mondial avant de tirer sa révérence. Il part ainsi plus que jamais hanté par l'Algérie qui lui pèsera sur la conscience pendant toute sa vie. Les grands sont au Mondial, les petits restent chez eux.