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Quelles sont les causes ?
Crise financière mondiale
Publié dans La Nouvelle République le 08 - 04 - 2010

Les médias alignent en boucle les chiffres de la crise, les chutes des valeurs boursières et les pertes colossales de certaines banques sans nécessairement expliquer réellement ce qui est en train de se passer en des termes simples. Mais quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?
La crise financière part des Etats-Unis en août 2007
La crise débute à l'été 2007 à cause des subprimes, des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l'emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter.
Les Américains ont donc créé des subprimes : vous empruntez ce que vous voulez, même si votre salaire n'est pas très élevé, mais c'est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent ! Cas de figure classique : un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. Mais comme les prix de l'immobilier ont baissé, la banque perd de l'argent sur la vente. C'est la crise des subprimes : certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvées dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis faute de pouvoir rembourser leurs emprunts.
Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation
Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d'un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 à la banque avec les intérêts. Pour gagner plus rapidement de l'argent, les banques ont émis des titres de dette, c'est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la Bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.
Les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent
Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Le jeudi 9 août 2007, la BNP décide de geler la cotation de trois fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Vous n'avez rien compris ? Passez à l'étape suivante.
Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007
Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billets ne s'emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C'est ce qu'on appelle les réserves obligatoires. Si le taux de réserves obligatoires est de 1 %, la Société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système permet à la Banque Centrale Européenne de contrôler la création de monnaie.
Souvent les banques n'ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l'argent déposé par des épargnants et l'argent prêté aux autres n'est jamais équilibré à l'instant T). Elles empruntent donc de l'argent à une autre banque pour pouvoir verser la réserve obligatoire à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C'est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l'argent entre elles. Mais quand il y a une crise de confiance, c'est tout le système qui s'enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale «injecte» des milliards, c'est-à-dire qu'elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.
Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement : elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes et n'ont pas réussi à poursuivre leur activité de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour faire face. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles : en Grande-Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée sous peine de disparaître.
La panique gagne les marchés financiers en 2008
La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé au début de 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut à la fin de 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l'immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la Bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d'actifs ont monté à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C'est le cas de la Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise. Dès lors, la crise financière, qui était d'abord une crise bancaire, va se transformer en krach boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d'une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales et, comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vu la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuter en quelques semaines. Par exemple, AIG, le numéro un de l'assurance, a perdu 45 % de sa valeur en une semaine et 79 % sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, a perdu
45 % de sa valeur en une seule journée et 94 % sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929.
Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards
Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l'économie réelle.
Trois sorties de crise sont exploitées :
1) Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon il y a un risque très élevé d'inflation. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle.
2) Les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés comme les subprimes. C'est ce qu'a fait la Banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns. La Banque centrale américaine a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu sûrs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque, la JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La Banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.
3) Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le Trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité. A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider toute le monde à coup de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.


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